Monde
Le Chili lance la candidature de Michelle Bachelet au secrétariat général de l’ONU
L’ancienne présidente chilienne, soutenue par le Brésil et le Mexique, brigue la plus haute fonction des Nations unies. Sa nomination officialisée marque une étape clé dans une course où la représentation latino-américaine et féminine est au cœur des enjeux.
Le gouvernement chilien a annoncé la candidature officielle de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette démarche est conduite conjointement avec les gouvernements du Brésil et du Mexique, selon les déclarations du président Gabriel Boric. L’ancienne cheffe d’État, présente à ses côtés, a exprimé son honneur de voir son nom proposé pour succéder à Antonio Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026.
Âgée de soixante-quatorze ans, Michelle Bachelet apporte à cette candidature une expérience politique nationale et internationale considérable. Elle a dirigé le Chili à deux reprises et occupé d’importantes fonctions au sein de l’organisation onusienne, notamment comme directrice exécutive d’ONU Femmes puis haute commissaire aux droits de l’homme. Dans un communiqué commun, les trois pays promoteurs ont souligné que cette proposition incarnait leur volonté commune de consolider le multilatéralisme et de porter une direction apte à affronter les défis contemporains.
Cette candidature intervient dans un contexte où la question de la rotation géographique et de la parité est vivement discutée. Le secrétariat général n’a jamais été occupé par une femme depuis la création de l’ONU, et l’Amérique latine n’y est plus représentée depuis les années 1990. Plusieurs autres personnalités de la région sont également citées, parmi lesquelles la Costaricaine Rebeca Grynspan ou l’Argentin Rafael Grossi, ce qui promet une compétition ouverte.
Le parcours de Michelle Bachelet devra cependant convaincre au-delà de son bassin de soutien initial. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, constitue un interlocuteur déterminant, et des analystes relèvent que ses préférences pourraient se porter sur d’autres candidats. Par ailleurs, l’arrivée prochaine à la tête du Chili d’un gouvernement de droite pourrait modifier le niveau d’engagement des autorités chiliennes dans cette campagne. La route vers la succession onusienne s’annonce donc longue et semée de négociations diplomatiques.
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