Monde
Le Cameroun aux urnes pour une présidentielle historique
L’électorat camerounais se prononce ce dimanche sur un nouveau mandat pour Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, face à une opposition tentant de mobiliser autour d’alternatives inédites.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche matin pour huit millions d’électeurs appelés à choisir leur président. Le scrutin, organisé en un seul tour, voit s’affronter douze candidats, dont le chef de l’État sortant Paul Biya, qui brigue un huitième mandat consécutif. À 92 ans, ce dernier demeure le plus âgé des dirigeants en exercice dans le monde et gouverne le pays sans discontinuer depuis 1982.
La campagne électorale a révélé des dynamiques contrastées. Alors que le président sortant est resté particulièrement discret jusqu’à sa unique apparition publique mardi dernier, ses concurrents ont multiplié les meetings à travers le territoire. Parmi eux, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre ayant rejoint l’opposition en juin dernier, semble susciter un engouement populaire notable, particulièrement dans sa région d’origine où ses supporteurs se sont massivement déplacés.
Le contexte socio-économique pèse lourd sur ce scrutin. Avec un tiers de la population active au chômage dans les zones urbaines et près de 40% des Camerounais vivant sous le seuil de pauvreté, les préoccupations des électeurs portent essentiellement sur le coût de la vie, l’accès aux services de base et les perspectives d’emploi. Les observateurs relèvent néanmoins une participation juvénile encourageante, beaucoup de jeunes ayant retiré leur carte d’électeur en dépit d’un certain désenchantement politique.
La transparence du processus électoral fait l’objet d’une attention particulière. Cinquante-cinq mille observateurs locaux et internationaux ont été accrédités pour suivre le déroulement du vote. Plusieurs organisations civiles entendent compiler indépendamment les résultats, une initiative que les autorités qualifient de tentative d’influence sur l’opinion publique.
Dans les régies anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le scrutin se déroule dans un climat sécuritaire tendu en raison du conflit opposant séparatistes et forces gouvernementales. Lors du précédent scrutin présidentiel en 2018, l’abstention y avait atteint des niveaux records. Le Conseil constitutionnel dispose jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats définitifs.
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