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Laure Lavalette vise l’hôtel de ville de Toulon, un bastion à portée de main pour le Rassemblement national

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La députée varoise officialise sa candidature sans étiquette apparente, dans une ville où la succession d’Hubert Falco ouvre une brèche politique majeure.

La députée du Rassemblement national Laure Lavalette a formalisé sa candidature à la mairie de Toulon. Cette annonce intervient dans un contexte local marqué par la vacance du pouvoir après la révocation d’Hubert Falco, maire de droite durant plus de deux décennies. Le parti d’extrême droite, qui réalise des scores élevés dans le département, perçoit cette échéance municipale comme une opportunité stratégique de conquérir une nouvelle grande ville du littoral méditerranéen.

Dans une lettre adressée aux habitants, la candidate, âgée de 49 ans, se présente comme une mère de famille et évoque son souhait de « servir » la cité. Sa communication, estampillée du slogan « Un avenir pour Toulon », évite toute référence explicite à son parti. Son entourage précise qu’elle conduit une liste soutenue par le RN mais composée pour moitié de personnalités non encartées, une stratégie visant à élargir son audience au-delà du seul électorat identitaire.

Le terrain semble favorable au Rassemblement national dans le Var, où il a remporté sept des huit circonscriptions lors des dernières élections législatives. Seul le secteur de Toulon lui a échappé, gagné par un proche d’Hubert Falco. Laure Lavalette reconnaît certains travaux entrepris par l’ancien édile mais critique une gestion qu’elle juge inéquitable entre les quartiers, promettant de rétablir un équilibre. Son programme initial met l’accent sur la sécurité, via une police de proximité, l’entretien de l’espace public et le développement de la verdure en ville.

Le souvenir du mandat municipal de Jean-Marie Le Chevallier, issu du Front national, entre 1995 et 2001, reste présent dans les mémoires. La candidate actuelle assure vouloir garantir une gestion rigoureuse des finances municipales. Élue députée en 2022 puis réélue au premier tour en 2024, cette catholique pratiquante s’est imposée comme une figure médiatique du parti, proche à la fois de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.

La course à la mairie s’annonce disputée. Elle opposera notamment Laure Lavalette au sénateur LR Michel Bonnus, qui bénéficie du soutien de l’ancien maire, et à Josée Massi, l’actuelle première magistrate qui n’a pas encore officialisé sa position. À gauche, l’universitaire Magali Brunel conduira une liste rassemblant plusieurs formations. L’enjeu est de taille pour le Rassemblement national, qui cherche à ancrer durablement son implantation dans le sud-est de la France.

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