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Économie

L’armateur singapourien se dérobe à sa dette environnementale

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La compagnie Express Feeders conteste l’obligation de verser un milliard de dollars au Sri Lanka pour la pollution causée par le naufrage du MV X-Press Pearl, invoquant les principes fondamentaux du droit maritime.

La société maritime Express Feeders a officiellement déclaré son refus de s’acquitter de la somme d’un milliard de dollars ordonnée par la Cour suprême du Sri Lanka. Cette décision judiciaire faisait suite au naufrage du porte-conteneurs MV X-Press Pearl survenu en 2021, un incident ayant entraîné une pollution massive des côtes sri-lankaises. Le directeur général de l’armateur, Shmuel Yoskovitz, a justifié cette position en soulignant que l’ensemble du commerce maritime repose sur le principe de limitation de responsabilité.

Le navire, qui transportait plusieurs cargaisons dangereuses incluant de l’acide nitrique et des granulés de plastique, avait brûlé pendant près de deux semaines avant de sombrer au large de Colombo. L’événement avait provoqué l’interdiction de la pêche pendant plusieurs mois et une contamination étendue du littoral. Les autorités sri-lankaises ont indiqué qu’elles suivraient les recommandations du procureur général concernant les suites à donner à ce refus de paiement.

De son côté, Express Feeders a déjà engagé 170 millions de dollars pour le nettoyage des zones affectées et l’indemnisation des pêcheurs, tout en obtenant en 2023 une décision d’un tribunal londonien limitant sa responsabilité financière à 25 millions de dollars. La compagnie estime qu’un versement intégral créerait un précédent dommageable pour la résolution des accidents maritimes. Le bureau local des Nations unies a pour sa part salué l’arrêt de la Cour suprême sri-lankaise comme une avancée significative vers l’application du principe pollueur-payeur.

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