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L’appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne s’ouvre à Paris
L’ancien chef de l’État comparaît devant la cour d’appel de Paris pour un nouveau jugement dans le dossier sensible des soupçons de financement occulte de sa campagne de 2007. Cette étape judiciaire décisive intervient après sa condamnation en première instance.
L’audience d’appel dans le dossier dit du financement libyen s’est ouverte ce lundi au palais de justice de Paris. Nicolas Sarkozy, accompagné de neuf autres prévenus, y fait face à une réexamination complète de sa condamnation prononcée en septembre dernier. À l’époque, le tribunal correctionnel l’avait reconnu coupable d’association de malfaiteurs et condamné à une peine d’emprisonnement ferme, tout en le relaxant sur d’autres chefs d’accusation.
L’ancien président de la République, âgé de 71 ans, est arrivé dans la salle d’audience peu avant le début des débats. Il a échangé quelques poignées de main avant de prendre place au premier rang des personnes mises en cause. Cette procédure constitue un moment judiciaire majeur, l’intéressé ayant déjà effectué une brève période de détention à l’automne avant de bénéficier d’un aménagement de sa peine.
Au cœur des débats se trouve l’accusation selon laquelle son équipe de campagne aurait sollicité des fonds auprès des autorités libyennes de l’époque pour financer sa candidature à l’élection présidentielle de 2007. Les magistrats instructeurs ont retenu dans leur dossier des transferts financiers et des rencontres secrètes survenus en 2005 et 2006 entre des proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy et des intermédiaires libyens. L’ancien chef de l’État a constamment rejeté ces allégations.
Parmi les autres personnalités concernées par ce nouveau procès figurent notamment Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Élysée, et Brice Hortefeux, ex-ministre et ami de longue date. Le premier, condamné en première instance à une peine importante, pourrait ne pas assister aux audiences pour des raisons de santé. Le second avait écopé d’une peine pouvant être aménagée. Le parquet national financier a fait appel de la relaxe prononcée à l’encontre d’Éric Woerth, trésorier de la campagne de 2007.
Les associations de lutte contre la corruption, parties civiles dans ce dossier, estiment que de telles affaires portent atteinte aux fondements de la démocratie en altérant la sincérité du processus électoral. Les débats, qui doivent se poursuivre jusqu’au début du mois de juin, permettront à la cour d’appel de réévaluer l’ensemble des éléments et des peines prononcés il y a plusieurs mois.
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