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L’ancienne surveillante affirme avoir été contrainte de suivre l’évadé

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Les déclarations de la jeune femme, interpellée aux côtés d’Ilyas Kherbouch, dépeignent une relation marquée par la violence et la peur, contredisant la version idyllique rapportée par le fugitif.

L’ancienne agent pénitentiaire, placée en détention provisoire, a présenté devant la juge d’instruction un récit radicalement différent de celui de son co-accusé. Elle soutient avoir été forcée de l’accompagner dans sa fuite à travers plusieurs pays européens, subissant selon ses dires des menaces et des agressions physiques répétées. Cette version s’oppose frontalement au tableau évoqué par Ilyas Kherbouch, alias « Ganito », pour qui cette période aurait constitué « les dix plus beaux jours de sa vie ».

Leur rencontre remonte à la période où la jeune femme de 25 ans effectuait un stage au sein de la maison d’arrêt de Villepinte. Après son renvoi pour absentéisme au printemps 2025, le détenu, alors âgé de 20 ans, a repris contact avec elle via une messagerie en septembre dernier. Elle affirme avoir considéré ces échanges comme une simple relation virtuelle, tout en étant engagée dans une union de longue date.

Le jour de l’évasion, le 7 mars, l’individu l’aurait convaincue de le rejoindre en prétendant bénéficier d’une permission. C’est après avoir passé la nuit avec lui à Melun que la situation aurait basculé. Elle décrit s’être alors sentie piégée, dans l’impossibilité de repartir. Les enquêteurs relèvent cependant qu’elle aurait elle-même procédé à la réservation du logement.

Au cours des treize jours de cavale qui ont suivi, traversant la Belgique puis les Pays-Bas, la mise en examen rapporte avoir vécu dans la crainte permanente. Elle accuse son compagnon de fugue de l’avoir frappée à plusieurs reprises et menacée avec une arme blanche. Pour tenter de se protéger, elle lui aurait même laissé croire qu’il était le père de l’enfant qu’elle porte.

Les investigations tentent de démêler la part de contrainte et de consentement. Les images de vidéosurveillance, la montrant souriante à Canet-en-Roussillon peu avant l’interpellation du 20 mars, interrogent les magistrats. La principale intéressée rétorque que ces moments de répit n’effaçaient pas son sentiment d’être « coincée », affirmant avoir craint de prévenir les autorités par peur de représailles. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices ayant facilité ce périple.

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