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L’affaire Kessaci franchit une étape décisive avec dix interpellations

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_**L’enquête sur la mort du jeune Marseillais, tué en novembre dernier, connaît un développement significatif. Dix individus ont été placés en garde à vue, alors que le procès de figures présumées du banditisme s’ouvre à Aix-en-Provence.**_

L’instruction sur l’homicide de Mehdi Kessaci, survenu en plein jour à Marseille en novembre 2025, a enregistré une progression notable. Le parquet national antiterroriste, désormais en charge de ce dossier sensible, a annoncé l’interpellation de dix personnes dans le cadre de cette affaire. Ces arrestations, les premières dans ce volet, ont été effectuées dans la région marseillaise et dans l’Hérault.

La victime, âgée de vingt ans et sans antécédent judiciaire, avait été abattue par balles. Sa disparition avait suscité une vive émotion au sein de la cité phocéenne, d’autant que sa famille était déjà éprouvée par un drame antérieur. Son frère aîné, Brahim Chabane, impliqué dans des activités de narcotrafic, avait été retrouvé sans vie en 2020.

Le frère cadet de la victime, Amine Kessaci, est devenu une figure publique du combat contre le trafic de stupéfiants. Élu récemment au conseil municipal de Marseille sur une liste de gauche, il bénéficie d’une protection policière depuis plusieurs mois. L’avancée des investigations coïncide avec l’ouverture d’un procès en assises sous haute sécurité à Aix-en-Provence. Y comparaît notamment Amine Oualane, alias « Mamine », présumé chef de la « DZ Mafia ». Ce dernier est également suspecté dans le triple homicide de 2020 au cours duquel Brahim Chabane a péri, et son nom circule dans le cadre de l’enquête sur Mehdi Kessaci.

Ce double événement judiciaire intervient dans un contexte où les autorités tentent d’endiguer la violence liée au narcotrafic. Après un pic meurtrier en 2023, le bilan annuel a connu une baisse, avec dix-sept homicides recensés à Marseille en 2025. Début mars, une vaste opération ciblant la « DZ Mafia » avait déjà conduit à quarante-deux gardes à vue et à vingt-six mises en examen, illustrant la mobilisation des forces de l’ordre et de la justice contre ces réseaux criminels.

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