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La taxe Zucman écartée lors de l’examen budgétaire à l’Assemblée

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Le projet d’imposition minimale pour les grandes fortunes a été rejeté en commission des Finances, marquant un revers pour la coalition de gauche.

Les députés de la commission des Finances ont écarté lundi le dispositif fiscal portant le nom de l’économiste Gabriel Zucman. Cette proposition visait à instaurer une contribution annuelle de 2% sur les patrimoines excédant cent millions d’euros, incluant les actifs professionnels. Le rejet est intervenu lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, grâce à une convergence de votes entre la majorité présidentielle et le Rassemblement national.

Le dispositif constituait une priorité pour l’ensemble des formations politiques de gauche. Socialistes, écologistes, communistes et insoumis en avaient fait un élément central de leur plateforme fiscale. Ils défendaient ce mécanisme comme un instrument de justice sociale destiné à corriger les inégalités.

Les opposants au texte ont exprimé des réserves substantielles sur ses conséquences économiques. Le rapporteur général du budget a qualifié la mesure de facteur dissuasif pour les entrepreneurs envisageant de s’établir en France. Un élu du Rassemblement national a pour sa part alerté sur les risques de délocalisations industrielles que pourrait entraîner cette imposition.

L’économiste à l’origine du projet a vivement réagi sur les réseaux sociaux après le vote. Il a dénoncé une alliance politique visant selon lui à préserver les avantages fiscaux des contribuables les plus aisés. Le débat n’est toutefois pas clos, la proposition devant être de nouveau examinée en séance plénière. Les discussions se poursuivront jusqu’à mercredi sur l’ensemble du texte budgétaire.

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