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Faits Divers

La station de Crans-Montana reconnaît un défaut dans les contrôles de sécurité

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La municipalité admet que les vérifications réglementaires annuelles du bar Le Constellation n’ont pas été réalisées pendant cinq ans, au cœur de l’enquête sur l’incendie meurtrier du réveillon.

La commune de Crans-Montana a formellement reconnu un manquement dans l’application des contrôles de sécurité incendie. Lors d’une conférence de presse, son président a indiqué que les visites périodiques obligatoires dans les établissements recevant du public n’avaient pas été effectuées au bar Le Constellation entre 2020 et 2025. La législation impose pourtant ces inspections de manière annuelle. Des vérifications avaient bien eu lieu les années précédentes, aboutissant à des demandes de mise en conformité, mais la procédure s’est interrompue sans que les raisons de cet arrêt ne soient clairement établies.

Les autorités municipales ont exprimé leurs profonds regrets et ont assuré qu’elles assumeraient les responsabilités qui pourraient leur être imputées à l’issue de l’enquête judiciaire en cours. Celle-ci devra notamment déterminer le rôle qu’a pu jouer cette absence de contrôle dans l’enchaînement des faits. L’incendie, dont l’origine est liée à l’utilisation de bougies dites fontaines ayant enflammé une mousse acoustique au plafond, a causé la mort de quarante personnes et fait cent seize blessés.

Les propriétaires des lieux, un couple de Français, font l’objet d’une instruction pour homicide, lésions et incendie par négligence. Ils n’ont pas été placés en détention. Par ailleurs, des images d’archives ont révélé que l’emploi de ces dispositifs pyrotechniques dans l’établissement n’était pas inédit et que des mises en garde concernant les matériaux avaient déjà été formulées par le passé. Le président de la commune a pour sa part affirmé n’avoir jamais reçu d’alerte formelle à ce sujet, garantissant qu’une intervention aurait immédiatement suivi.

Interrogé sur une éventuelle démission, l’édile a répondu par la négative, estimant ne pas devoir quitter ses fonctions en pleine tourmente. Il a évoqué le poids personnel que représentait ce drame, affirmant porter la tristesse des familles affectées. La municipalité a par ailleurs précisé que des travaux intérieurs, ne nécessitant pas d’autorisation, avaient été réalisés par le gérant, et qu’une étude acoustique externe réalisée quelques mois avant les faits n’avait relevé que des questions liées au bruit, sans signaler d’autre problème de sécurité.

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