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La police disperse par la force une marche salariale à Caracas

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Des manifestants tentant de rallier le palais présidentiel ont été repoussés aux gaz lacrymogènes, dans un contexte de tensions sociales persistantes.

Des forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour contenir un rassemblement de plusieurs centaines de personnes ce jeudi dans la capitale vénézuélienne. Les protestataires, principalement des salariés et des retraités, entendaient marcher vers le palais de Miraflores pour exiger une revalorisation substantielle des rémunérations, qu’ils jugent dérisoires.

Les agents de la police antiémeute, équipés de boucliers, ont bloqué la progression du cortège à quelques kilomètres de l’édifice gouvernemental. Les échauffourées, survenues en plein centre-ville, marquent un épisode de confrontation inhabituel dans un pays où les manifestations de rue sont devenues rares ces dernières années.

Le mouvement s’inscrit dans un mécontentement profond face à la précarité économique. Les syndicats dénoncent des salaires gelés depuis plusieurs années, rendus insignifiants par une inflation galopante. Malgré les annonces gouvernementales, dont une promesse d’augmentation faite récemment pour le premier mai, la défiance reste grande parmi la population.

Les propos d’un retraité interrogé sur place résument ce sentiment, fustigeant des annonces qu’il qualifie de mensongères et de simples réajustements de primes sans effet sur le pouvoir d’achat. Le salaire minimum officiel, équivalent à moins d’un dollar, contraste en effet avec le coût de la vie, le panier alimentaire de base étant estimé à plusieurs centaines de dollars.

Cette mobilisation intervient dans un climat politique complexe, marqué par un changement de direction à la tête de l’État et des réformes économiques engagées sous la pression internationale. L’exécutif actuel affirme vouloir corriger les erreurs du passé et a initié plusieurs mesures, comme une loi d’amnistie et une ouverture du secteur pétrolier. Ces initiatives peinent cependant à apaiser les frustrations quotidiennes liées à la crise sociale.

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