Culture
La musique soufie bâillonnée par la montée des intégristes au Bangladesh
Les artistes mystiques subissent une répression croissante depuis la chute du gouvernement laïc, tandis que les groupes islamistes multiplient les intimidations.
Au Bangladesh, les chanteurs soufis et Baul, gardiens d’une tradition musicale séculaire, voient leur espace de liberté se réduire comme peau de chagrin. Depuis l’éviction de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina en août 2024, les pressions exercées par les mouvements religieux rigoristes se sont intensifiées, contraignant ces artistes à limiter leurs performances. Plusieurs dizaines de sanctuaires dédiés à leur pratique ont été saccagés, et les concerts, autrefois fréquents, se raréfient sous la menace.
Les Baul, reconnus par l’Unesco comme patrimoine culturel immatériel, sont particulièrement visés. Leur musique, mêlant spiritualité et poésie, est perçue comme une déviance par les factions islamistes les plus radicales. Des attaques ciblées ont eu lieu, comme à Dinajpur, où un lieu de culte a été vandalisé sous prétexte d’y avoir accueilli des mélodies jugées impies. Les associations locales dénoncent des centaines d’annulations de spectacles en un an, tandis que les plaintes restent rares, par crainte de représailles.
Les autorités, dirigées par un gouvernement intérimaire, affichent une relative passivité face à ces exactions. Seules quelques arrestations ont été opérées, malgré l’ampleur des dégradations. Les promesses de soutien aux artistes, notamment via un projet culturel spécifique, peinent à convaincre. Pour les défenseurs de cette tradition, l’enjeu dépasse la simple expression artistique. Il s’agit de préserver un héritage philosophique transmis depuis des générations à travers les chants.
Certains musiciens, comme Shariat Bayati, emprisonné en 2020 pour « offense à l’islam », continuent de subir des menaces. Pourtant, malgré l’adversité, des rassemblements persistent, comme à Kushtia, bastion culturel où résistent encore les voix du soufisme. Dans un climat de défiance grandissante, ces mélodies ancestrales luttent pour ne pas tomber dans l’oubli.
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