Monde
La Méditerranée, ultime refuge des nageurs de Gaza
Dans un territoire dévasté où les piscines ont disparu, la mer demeure le seul espace de liberté et de résilience pour une poignée de sportifs, malgré la présence menaçante des navires de guerre.
Au large de la ville de Gaza, le contraste est saisissant. D’un côté, le littoral est bordé de tentes abritant des populations déplacées. De l’autre, des bâtiments militaires israéliens sillonnent l’horizon. C’est dans ce cadre que s’entraîne une équipe de nageurs, pour qui les eaux de la Méditerranée représentent l’unique échappatoire à un quotidien marqué par les destructions et les privations.
La quasi-totalité des infrastructures de loisirs, dont les piscines, ont été anéanties par les bombardements. Face à cette situation, un ancien champion local a pris l’initiative de former à la natation des hommes de tous âges. La mer devient ainsi un terrain d’apprentissage, y compris pour affronter les dangers, notamment la présence des embarcations militaires qui surveillent les côtes et interdisent parfois l’accès à l’eau.
Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, la situation dans l’enclave palestinienne reste extrêmement précaire. Les incidents persistent, et les nageurs évoquent avoir été à plusieurs reprises la cible de tirs depuis le large. Ils adaptent leurs parcours, cherchant des zones moins accessibles aux navires, pour poursuivre leur activité au péril de leur sécurité.
Les séances débutent par des échauffements sur le sable, entre rires et camaraderie, avant la plongée dans une eau souvent froide. L’équipe, qui comptait autrefois plus d’un millier de membres, a été dispersée par les hostilités. Aujourd’hui, les participants sont peu nombreux, et l’équipement fait défaut. Beaucoup nagent en simple tenue de coton, les bonnets et maillots adaptés étant introuvables.
Pour ces hommes, la natation est bien plus qu’un exercice physique. Elle constitue un exutoire psychologique essentiel pour supporter les épreuves du conflit et les conditions de vie extrêmement difficiles. Un psychiatre pratiquant lui-même confirme les vertus thérapeutiques de cette discipline dans un contexte de stress permanent.
Les espoirs de retrouver un jour des installations dignes de ce nom semblent lointains. Le blocus israélien, en vigueur depuis des années, restreint sévèrement l’importation de matériaux de construction et même de fournitures sportives. Récemment, une cargaison de gazon synthétique destinée aux infrastructures locales s’est vue refuser l’entrée dans la bande de Gaza.
Pour les nageurs professionnels, la nostalgie des compétitions d’antan est vive. Ils se remémorent les titres glanés avant que le conflit ne réduise en cendres tout l’écosystème sportif. Dans cet environnement de pénurie généralisée, où les produits de première nécessité manquent cruellement, la pratique sportive relève de la résistance quotidienne. Elle symbolise une volonté farouche de préserver une part de normalité et de dignité, au cœur des ruines.
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