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Faits Divers

La justice sanctionne les auteurs de campagnes de dénigrement en ligne visant l’épouse du chef de l’État

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Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans une affaire de cyberharcèlement ciblant Brigitte Macron. Plusieurs prévenus ont écopé de peines d’emprisonnement, dont une ferme, pour avoir propagé des insultes et des rumeurs infondées.

Le tribunal a prononcé des condamnations à l’encontre de dix individus poursuivis pour des faits de cyberharcèlement. Les peines prononcées vont jusqu’à six mois d’emprisonnement sans sursis pour l’un des prévenus, jugé par défaut. La majorité des autres condamnations, comprises entre quatre et huit mois, ont été assorties du sursis. Les magistrats ont retenu la diffusion ou le relais massif de propos malveillants, dégradants et insultants, portant notamment sur le genre de l’intéressée et colportant des allégations infondées.

Outre les peines privatives de liberté, le tribunal a ordonné des mesures complémentaires. Tous les condamnés devront suivre, à leurs frais, un stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique. Ils ont également été condamnés au paiement d’une amende collective. Pour certains, identifiés comme des instigateurs particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, une interdiction d’utiliser leurs comptes pendant six mois a été prononcée. Les avocats de la partie civile ont souligné l’importance de ces mesures de prévention et de suspension.

L’affaire trouve son origine dans la propagation persistante, en ligne, de fausses informations concernant la vie privée du couple présidentiel. Ces rumeurs, relayées à grande échelle, ont conduit la plaignante à déposer plainte, évoquant un retentissement significatif sur son entourage familial et sur elle-même. Lors des audiences, sa fille avait témoigné des conséquences de cette remise en cause publique et répétée de son identité.

Plusieurs des prévenus avaient invoqué la liberté d’expression ou un caractère satirique pour justifier leurs publications. Le tribunal n’a pas retenu ces arguments, considérant que les messages en cause dépassaient les limites autorisées par la loi. L’instruction a également mis en lumière le rôle de certains acteurs, dont des personnalités médiatiques basées à l’étranger, dans l’amplification internationale de ces allégations. Des procédures judiciaires distinctes sont en cours concernant ces derniers.

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