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La justice française clôt l’enquête sur le patrimoine frauduleux de la famille Bongo au Gabon
Après quinze années d’investigations, les magistrats ont bouclé leur instruction sur un vaste réseau d’acquisitions immobilières suspectes en France, impliquant des proches de l’ancien président Omar Bongo et des institutions financières.
L’instruction judiciaire visant les biens présumés mal acquis par la famille Bongo et ses proches en France a officiellement pris fin. Ce dossier complexe, ouvert en 2010, concerne un patrimoine immobilier estimé à 85 millions d’euros, acquis grâce à des fonds publics détournés selon les enquêteurs. Onze membres de la famille de l’ancien président gabonais Omar Bongo, dont sa fille Pascaline, ainsi que la banque BNP Paribas et plusieurs intermédiaires, font partie des vingt-quatre mis en examen.
Les investigations ont révélé un système sophistiqué de blanchiment via des sociétés écrans, dont Atelier 74, qui aurait reçu plus de 52 millions d’euros en liquide pour des acquisitions en France. Les magistrats ont également pointé le rôle de la BNP Paribas, accusée d’avoir facilité le recyclage d’au moins 35 millions d’euros d’origine douteuse. Parmi les biens saisis figurent des propriétés prestigieuses à Paris, en Provence et sur la Côte d’Azur, d’une valeur totale avoisinant 70 millions d’euros.
La chute du président Ali Bongo en août 2023 a relancé les interrogations sur son éventuelle implication, bien qu’il ne soit pas formellement mis en cause à ce stade. Son immunité pourrait toutefois le protéger de poursuites. Du côté des défenses, les avocats des héritiers Bongo contestent toute connaissance de l’origine frauduleuse des fonds, invoquant notamment leur jeune âge lors des transactions.
Les associations anticorruption, à l’origine de la plainte initiale en 2007, se montrent optimistes quant à l’ouverture prochaine d’un procès, possiblement en 2026. Ce dossier s’inscrit dans une série d’affaires visant des dirigeants africains, après la condamnation définitive du vice-président équato-guinéen Teodorin Obiang en 2021. La France a par ailleurs adopté en 2021 un mécanisme permettant la restitution aux populations des avoirs saisis dans ce type d’affaires.
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