Économie
La Hongrie et l’Ukraine s’affrontent sur fond de crise énergétique et de tensions diplomatiques
Les relations entre Budapest et Kiev, déjà très dégradées, connaissent une nouvelle phase de crispation. Le différend sur le transit du pétrole russe a conduit à des mesures réciproques et à une rhétorique particulièrement vive.
Le gouvernement ukrainien a émis une mise en garde officielle à l’intention de ses citoyens, leur recommandant d’éviter tout déplacement en Hongrie. Cette décision fait suite à l’annonce par Budapest de l’expulsion de sept ressortissants ukrainiens, présentés comme liés à des activités militaires. Ces individus avaient été interpellés alors qu’ils transportaient, depuis l’Autriche, des sommes importantes en devises et des lingots d’or, faisant l’objet d’une enquête pour blanchiment de capitaux. Les autorités hongroises affirment avoir intercepté, depuis le début de l’année, des transferts d’argent liquide et d’or d’une valeur considérable en provenance d’Ukraine. La banque centrale de Kiev a dénoncé ces saisies et envisage l’envoi d’une mission sur place, évoquant également des sanctions potentielles.
Cette affaire intervient dans un contexte de désaccord profond sur la question énergétique. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a clairement lié la question des transit à travers son territoire à la reprise des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba. La branche ukrainienne de cet oléoduc, endommagée en janvier, reste à l’arrêt. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réaffirmé son refus catégorique de rétablir ce flux, invoquant des principes fondamentaux dans le contexte du conflit avec la Russie. Il a vivement critiqué la position hongroise, l’accusant de chercher un avantage politique intérieur.
En réponse, la Hongrie maintient son blocage sur le plan financier européen destiné à Kiev, ainsi que sur l’adoption de nouvelles sanctions contre Moscou. Les échanges verbaux entre les deux capitales ont pris une tournure particulièrement acerbe. Le chef de l’État ukrainien a tenu des propos perçus comme une menace voilée à l’encontre de tout dirigeant européen qui entraverait l’aide à son pays, des déclarations immédiatement qualifiées d’inacceptables par plusieurs capitales, dont Bruxelles. De son côté, le chef du gouvernement hongrois a affirmé qu’il ne céderait à aucune pression, y compris sur sa personne.
Cette crise bilatérale s’inscrit dans une relation historiquement tendue, marquée par le rapprochement constant de Budapest avec Moscou depuis le début de l’invasion russe. Elle survient également à un moment de forte volatilité des prix de l’énergie sur les marchés mondiaux, une préoccupation majeure pour l’économie hongroise, et dans un cadre électoral national sensible pour le pouvoir en place. L’impasse actuelle complique la recherche d’une unité européenne sur le soutien à l’Ukraine et la pression à exercer sur la Russie.
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