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Économie

La Grèce expérimente une méthode innovante de stérilisation d’insectes pour préserver ses vergers

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Une équipe scientifique internationale teste actuellement dans le nord du pays une technique biologique de lutte contre les mouches invasives qui menacent les productions fruitières. Cette approche écologique pourrait constituer une alternative aux pesticides.

Des chercheurs ont procédé au lâcher de milliers de mouches mâles stérilisées dans des vergers de kakis de la région de Naoussa, importante zone de production fruitière. Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet européen REACT, doté d’un budget de 6,65 millions d’euros sur quatre ans et regroupant des scientifiques de douze pays.

La méthode employée, dite de l’insecte stérile, vise à réduire progressivement les populations de mouches méditerranéennes des fruits (Ceratitis capitata), dont les larves causent des dégâts considérables sur les pêches, agrumes et autres cultures. Les mâles stérilisés en laboratoire reçoivent un supplément bactérien qui améliore leur vigueur et leur compétitivité, augmentant ainsi leurs chances de s’accoupler avec des femelles sauvages. Ces accouplements non productifs conduisent à une diminution naturelle des populations de ravageurs.

L’apparition de nouvelles espèces invasives, favorisée par le changement climatique, préoccupe les spécialistes. La mouche orientale des fruits et la mouche des pêches, originaires d’Afrique subsaharienne, ont déjà causé des dégâts économiques importants dans plusieurs régions et menacent désormais les pays méditerranéens. Le réchauffement climatique facilite leur installation et leur reproduction dans des zones précédemment épargnées.

Les agriculteurs locaux, initialement méfiants, soutiennent désormais cette initiative après avoir subi des pertes importantes lors de saisons particulièrement affectées. Le site d’expérimentation de Naoussa a été choisi pour sa population limitée de mouches, situation comparable aux premiers stades d’une invasion. Les premiers résultats indiquent une réduction prometteuse des populations de ravageurs, ouvrant la perspective d’une application plus large de cette technique respectueuse de l’environnement.

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