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La France s’équipe pour sonder les abysses
L’Ifremer a déployé ses premiers robots autonomes capables de descendre à six mille mètres. Ces instruments de pointe vont enrichir la surveillance mondiale des océans et du climat.
La France vient de franchir une étape significative dans l’exploration des grands fonds marins. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer a mis à l’eau ses deux premiers flotteurs profileurs conçus pour opérer jusqu’à six mille mètres de profondeur. Ces engins autonomes, de longs cylindres surmontés d’une antenne, rejoignent le réseau international Argo, dédié à l’observation permanente des océans.
Avec cette réalisation, l’Hexagone devient le troisième pays, après les États-Unis et la Chine, à maîtriser la technologie des instruments sous-marins capables de résister aux pressions abyssales. Leur mission consiste à mesurer avec précision des paramètres essentiels comme la température, la salinité, la concentration en oxygène ou encore la pression. Ces données sont capitales pour comprendre les mécanismes du réchauffement climatique et l’évolution des courants océaniques en profondeur.
Programmés selon un cycle de dix jours, ces robots effectuent des plongées jusqu’à leur profondeur maximale avant de remonter vers la surface. Durant leur ascension, ils enregistrent en continu les caractéristiques physico-chimiques de la colonne d’eau. Une fois en surface, ils transmettent les informations collectées via satellite vers les centres de recherche.
Le programme Argo, lancé au début du siècle, constitue aujourd’hui un réseau mondial de près de quatre mille flotteurs déployés par une trentaine de nations. La France en est le deuxième contributeur, avec plus de trois cents unités en service à la fin de l’année dernière. L’objectif est d’étendre la flotte nationale avec une trentaine de ces nouveaux modèles profonds d’ici à 2028, principalement dans l’Atlantique Nord.
Le coût unitaire de ces équipements de haute technologie s’élève à environ quatre-vingt mille euros. L’investissement est justifié par la valeur scientifique des informations recueillies, qui alimentent déjà des milliers de publications académiques et de travaux de recherche. Cette capacité renouvelée d’observation des fonds marins ouvre des perspectives majeures pour affiner les modèles climatiques et surveiller l’état de santé des écosystèmes les plus inaccessibles de la planète.
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