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La France passe au niveau d’alerte maximal face à la grippe aviaire

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Le gouvernement a décidé de relever le risque épizootique au niveau «élevé», imposant le confinement généralisé des volailles sur l’ensemble du territoire métropolitain.

La progression du virus influenza aviaire hautement pathogène a conduit les autorités sanitaires à durcir leur dispositif de prévention. Cette décision, officialisée par un arrêté ministériel, intervient après la confirmation de plusieurs foyers infectieux dans des élevages commerciaux et des basses-cours. La dynamique épidémique observée le long des couloirs migratoires, combinée à la détection de cas chez les oiseaux sauvages, justifie ce rehaussement du niveau de vigilance.

En moins de quinze jours, sept foyers distincts ont été identifiés sur le territoire national, dont quatre dans des exploitations professionnelles. La situation européenne connaît parallèlement une nette dégradation, avec cinquante-sept foyers recensés dans des élevages avicoles entre août et mi-octobre. La récente identification d’un foyer dans un élevage de canards vaccinés dans le Lot-et-Garonne illustre la persistance de la menace malgré les campagnes de vaccination obligatoires.

Le passage au niveau de risque «élevé» implique désormais la mise à l’abri systématique de toutes les volailles dans les exploitations comptant plus de cinquante têtes. Les éleveurs doivent garantir la protection des systèmes d’alimentation et d’abreuvement, tandis que les plus petits élevages doivent assurer la claustration ou la protection effective de leurs animaux. Seules dérogation possible, certaines volailles élevées en plein air pourront accéder à des parcours restreints, sous autorisation préfectorale.

Cette mesure intervient significativement plus tôt que lors des épisodes précédents, où le niveau maximal n’était généralement atteint qu’en novembre ou décembre. Le monde agricole exprime une inquiétude croissante face à cette recrudescence précoce. La Coordination rurale dénonce un sentiment d’abandon et réclame une prise en charge étatique renforcée, alors que la participation financière du gouvernement à la vaccination est passée de soixante-dix à quarante pour cent depuis octobre.

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