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La France maintient ses approvisionnements nucléaires auprès de la Russie, selon Greenpeace

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Près de quatre ans après le début du conflit en Ukraine, l’organisation non gouvernementale révèle la persistance d’échanges commerciaux substantiels dans le secteur de l’atome civil, épargné par les sanctions européennes.

Un rapport publié ce mercredi par Greenpeace France met en lumière la continuité des flux d’uranium entre la Fédération de Russie et l’Hexagone. L’étude, qui s’appuie sur une analyse des données douanières disponibles jusqu’à fin septembre 2025, indique qu’aucune rupture commerciale n’est intervenue avec l’entreprise publique russe Rosatom, pourtant placée sous le feu des critiques depuis 2022.

Les importations françaises d’uranium enrichi en provenance de Russie représenteraient ainsi environ 18% du total de ces approvisionnements spécifiques. Parallèlement, la moitié de l’uranium naturel importé par la France provient du Kazakhstan et d’Ouzbékistan, deux pays où l’influence de Moscou sur le secteur minier reste prépondérante selon l’ONG. Une part significative de ces matières premières transiterait par des infrastructures contrôlées par Rosatom avant d’être livrée dans des ports européens comme Dunkerque, puis acheminée vers les sites du groupe français Orano.

Pour Greenpeace, cette situation équivaut à un soutien indirect à l’économie russe. Une responsable de l’organisation estime que le gouvernement français et l’Union européenne se doivent de sanctionner Rosatom, qualifiant ces échanges d’« insupportables » dans le contexte actuel. Elle rappelle que l’entreprise a pris le contrôle de la centrale ukrainienne de Zaporijjia.

À ce jour, la Commission européenne n’a pas arrêté de calendrier pour une éventuelle interdiction des importations de produits nucléaires russes au sein du bloc, ce sujet faisant l’objet de discussions complexes entre les États membres. La France, qui importe la totalité de l’uranium alimentant son parc électronucléaire, reste dépendante de ces approvisionnements extérieurs pour sa production électrique.

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