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Économie

La fracture économique mondiale met en péril les fondements démocratiques

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Un rapport remis au G20 par le prix Nobel Joseph Stiglitz alerte sur l’aggravation des disparités de richesses et leurs conséquences politiques.

La concentration extrême des richesses représente une menace directe pour la stabilité démocratique et la cohésion sociale à l’échelle mondiale. C’est l’avertissement solennel formulé par un groupe d’éminents économistes dans un document officiel remis aux dirigeants du G20. Le rapport, coordonné par le lauréat du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, appelle à considérer cette problématique avec la même urgence que la crise climatique.

Le document souligne qu’un quart de la population mondiale saute désormais régulièrement des repas, tandis que la fortune des milliardaires atteint des niveaux historiquement inédits. Cette polarisation économique s’accentuerait potentiellement sous l’effet des politiques commerciales envisagées par l’administration américaine. Les experts estiment que les inégalités constituent un phénomène évitable qui relève de choix politiques délibérés.

L’analyse révèle que depuis le début du siècle, les 1% les plus riches ont capté 41% de la richesse mondiale nouvellement créée, contre seulement 1% pour la moitié la plus pauvre de l’humanité. Le mécanisme des héritages devrait amplifier ce déséquilibre, avec plus de 5 200 milliards de dollars devant être transmis entre milliardaires dans les trois prochaines décennies, majoritairement sans imposition significative.

Les auteurs préconisent la création d’un panel international sur les inégalités, chargé d’analyser les mécanismes de leur perpétuation, notamment les pratiques d’évasion fiscale. Parmi les solutions avancées figurent une réforme fiscale garantissant une contribution équitable des multinationales et des grandes fortunes, la régulation des monopoles, ainsi qu’une restructuration de la dette des pays en développement.

Le rapport établit un lien direct entre les disparités économiques et l’affaiblissement des institutions démocratiques, observant que celles-ci minent la confiance citoyenne et alimentent les tensions sociales. La présidence sud-africaine du G20, exercée pour la première fois par un pays africain, entend faire de cette question une priorité lors du sommet de Johannesburg, malgré l’absence annoncée des États-Unis.

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