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Économie

La flambée du kérosène pousse les compagnies aériennes asiatiques à répercuter les coûts

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Face à une envolée historique des prix du carburant, plusieurs transporteurs majeurs de la région Asie-Pacifique annoncent des hausses de tarifs pour préserver leur équilibre financier.

La pression sur les coûts d’exploitation atteint un niveau critique pour les compagnies aériennes en Asie-Pacifique. Confrontées à une augmentation brutale du prix du kérosène, plusieurs acteurs, dont Qantas, Air India et Cathay Pacific, ont décidé de relever leurs tarifs ou s’apprêtent à le faire. Cette décision fait suite à une hausse spectaculaire des cours du carburant d’aviation, dont le baril a doublé de valeur depuis le début de l’année, dépassant désormais les 170 dollars.

Le groupe Air India a ainsi annoncé l’extension progressive d’une surcharge carburant sur l’ensemble de son réseau. La compagnie justifie cette mesure par un renchérissement significatif du kérosène depuis le début du mois, une matière première qui représente près de 40% de ses coûts d’exploitation. Cette tendance est aggravée en Inde par un niveau de taxation élevé dans les grands aéroports. Des ajustements tarifaires différenciés seront appliqués, avec des majorations pouvant atteindre 200 dollars sur les vols long-courriers vers l’Amérique du Nord.

De son côté, Cathay Pacific a confirmé qu’une révision à la hausse de ses suppléments carburant serait prochainement annoncée. Son directeur général a indiqué que le coût du carburant avait déjà doublé depuis le début de la crise, une situation qui nécessite des ajustements pour assurer la continuité des opérations. En Australie, Qantas a également fait état d’augmentations de tarifs cette semaine, évaluées en moyenne à 5% sur les vols internationaux, en réponse à une hausse pouvant atteindre 150% du prix du kérosène sur les deux dernières semaines.

La situation suscite des inquiétudes particulières chez les transporteurs à bas coûts. Le fondateur de SpiceJet a ainsi qualifié la conjoncture d’insoutenable, appelant les autorités à réduire la fiscalité sur le carburant et n’excluant pas la mise à terre d’une partie de sa flotte si la tendance se maintient. Thai Airways étudie pour sa part une possible augmentation de ses prix de 10 à 15%, tout en conservant une marge de manœuvre pour ajuster ses suppléments si les cours continuent de progresser.

Cette vague de révisions tarifaires en Asie contraste avec la situation de certaines compagnies européennes, mieux protégées à court terme par des stratégies de couverture sur les prix du carburant. L’industrie aérienne mondiale reste toutefois sous surveillance, alors que la volatilité des marchés énergétiques continue de peser sur sa rentabilité.

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