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La COP30 au Brésil mise sur l’action concrète plutôt que les promesses

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Le président brésilien de la conférence climatique défend une approche pragmatique centrée sur la mise en œuvre des engagements existants, tout en relevant le défi logistique d’un sommet en Amazonie.

À quelques mois de la COP30 qui se tiendra à Belém, en lisière de la forêt amazonienne, les organisateurs brésiliens affichent une ambition singulière. Plutôt que de négocier de nouveaux engagements internationaux, cette édition se concentrera sur le passage aux actes, avec un « agenda de l’action » visant à évaluer concrètement les progrès sur trente objectifs climatiques prioritaires, dont l’abandon progressif des énergies fossiles.

Le choix de Belém, ville symbolique mais dépourvue d’infrastructures hôtelières suffisantes, soulève des défis pratiques. Les craintes concernant l’accès limité à des hébergements abordables pour les délégations, notamment celles des petits États insulaires, pourraient compromettre l’inclusivité revendiquée par les hôtes brésiliens. Les autorités assurent travailler à des solutions pour garantir une participation large et diversifiée, essentielle à la légitimité de l’événement.

Sur le fond, la stratégie brésilienne marque un tournant. Après une décennie d’accords climatiques souvent peu suivis d’effets, l’accent est mis sur la traduction opérationnelle des engagements existants, sans attendre de consensus universel. Cette approche permet à chaque pays et secteur économique d’avancer à son rythme, selon ses spécificités. Le Brésil lui-même incarne cette dualité, entre son leadership dans les énergies renouvelables et ses ambitions pétrolières controversées, notamment près de l’embouchure de l’Amazone.

En situant la COP30 au cœur des enjeux amazoniens, les organisent entendent donner une voix aux populations marginalisées et aux acteurs locaux, tout en confrontant les participants aux réalités d’un territoire où se jouent des contradictions globales. Reste à transformer ce cadre symbolique en résultats tangibles, alors que la confiance dans les processus climatiques internationaux s’érode.

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