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Économie

La colère des agriculteurs gronde aux portes de Versailles

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Une centaine de professionnels du monde agricole ont investi pacifiquement la place d’Armes pour exprimer leur vive inquiétude face au projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.

Tôt ce vendredi matin, une centaine d’agriculteurs accompagnés d’une quinzaine de tracteurs se sont rassemblés devant le château de Versailles. Cette action, initiée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs, s’inscrit dans une journée de mobilisation nationale. Les manifestants entendaient interpeller directement le chef de l’État sur les risques que représente, selon eux, le projet d’accord de libre-échange avec les nations sud-américaines.

Le président de la FNSEA, présent sur les lieux dès l’aube, a souligné la nécessité d’une réaction urgente des plus hautes autorités de l’État. Il a pointé du doigt les distorsions de concurrence engendrées par des importations qui, affirme-t-il, ne respectent pas les normes de production européennes. La reprise des discussions à Bruxelles sur la ratification de cet accord, après un revirement perçu de la position française, alimente les craintes du secteur.

Sur place, l’atmosphère était déterminée mais calme. Les participants ont allumé un feu de camp et partagé café et viennoiseries, tandis que des fumigènes verts symbolisaient leur mécontentement. Une grande banderole proclamant « La révolte paysanne reprend à Versailles » était déployée sur les véhicules agricoles. Pour de nombreux exploitants, comme le secrétaire général de la FDSEA de Seine-et-Marne, la situation actuelle est intenable, cumulant les défis du Mercosur et les quotas d’importation accordés à l’Ukraine.

Cette mobilisation versaillaise n’était qu’un épisode d’un mouvement plus vaste. D’autres actions similaires, comme des dépôts de banderoles ou des rassemblements, étaient signalées dans plusieurs départements, notamment dans l’Aube et l’Hérault. Les organisateurs estiment à environ trois mille le nombre de participants attendus sur l’ensemble du territoire, et n’excluent pas de nouvelles actions dans les mois à venir si leurs préoccupations ne sont pas entendues.

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