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La Cimade dénonce les obstacles administratifs dans les procédures de régularisation

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Des manifestants ont défilé à Paris et Marseille pour alerter sur les difficultés rencontrées par les étrangers en situation irrégulière face aux services préfectoraux.

Une soixantaine de militants de l’association La Cimade ont parcouru les rues de la capitale jeudi pour attirer l’attention sur ce qu’ils qualifient de traitement administratif défavorable envers les personnes demandant une régularisation. Les organisateurs entendaient mettre en lumière les parcours complexes auxquels sont confrontés ces étrangers, dénonçant à la fois les délais d’attente et l’opacité des décisions.

Selon les représentants de l’organisation, la dématérialisation des démarches n’a pas apporté les améliorations escomptées. Au contraire, elle aurait contribué à alourdir les procédures tout en rendant moins visibles les difficultés d’accès aux services. Les bénévoles pointent du doigt la multiplication des refus de renouvellement de titres de séjour pour des résidents de longue date, ainsi que l’augmentation des obligations de quitter le territoire français.

Les conséquences de ces décisions administratives sont décrites comme particulièrement lourdes pour les personnes concernées. La perte d’emploi et de logement figure parmi les risques majeurs évoqués par les manifestants. Certains brandissaient des pancartes appelant à l’ouverture des guichets physiques et à un réexamen des politiques en vigueur.

Des rassemblements similaires ont eu lieu dans d’autres villes françaises, notamment à Marseille où une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la préfecture. Les participants ont exprimé leurs préoccupations quant à un possible durcissement des politiques migratoires, évoquant des comparaisons avec d’autres pays.

Les dernières statistiques disponibles montrent une légère augmentation du nombre de premiers titres de séjour délivrés, tandis que les régularisations par la procédure d’admission exceptionnelle au séjour ont connu une baisse. Cette voie permet aux préfets d’examiner des demandes fondées sur des critères familiaux, professionnels ou universitaires.

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