Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

La CAN féminine 2026 passe à 16 équipes dans un coup de théâtre controversé

Article

le

La Confédération africaine de football a bouleversé le format de sa compétition phare après la fin des éliminatoires, déclenchant une vive polémique sur le continent.

La prochaine Coupe d’Afrique des Nations féminine connaît un revirement de situation majeur alors que le tournoi devait initialement réunir douze sélections. L’instance dirigeante du football africain a officialisé l’élargissement du plateau à seize équipes pour l’édition 2026 organisée par le Maroc, et ce malgré l’achèvement complet des phases qualificatives. Cette décision intervient après que onze nations avaient déjà obtenu leur billet pour la compétition, en plus du pays hôte automatiquement qualifié.

Pour combler les quatre places supplémentaires, la CAF a eu recours au classement mondial féminin de la FIFA, une méthode inédite dans ce contexte. Ce choix permet au Cameroun, à la Côte d’Ivoire, au Mali et à l’Égypte de retrouver la compétition après leur élimination lors des matches de qualification. Elles rejoignent ainsi les douze formations précédemment qualifiées : le Maroc, la Zambie, la Tanzanie, le Malawi, l’Algérie, le Nigeria, le Ghana, le Burkina Faso, le Kenya, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et le Sénégal.

La confédération justifie cette réforme par sa volonté d’accélérer le développement du football féminin en Afrique, arguant qu’un tournoi élargi favorisera la visibilité et la compétitivité de la discipline. Elle souligne également que cette CAN servira de tremplin pour la qualification à la Coupe du Monde 2027, ce qui ajoute un enjeu supplémentaire à la polémique.

Cette décision suscite de vives critiques car elle modifie profondément les conditions sportives établies durant les éliminatoires. Les sélections ayant obtenu leur qualification sur le terrain voient désormais leurs chances d’accéder au Mondial diminuer avec l’arrivée de quatre concurrentes supplémentaires. Le risque qu’une équipe repêchée se qualifie pour la Coupe du Monde au détriment d’une formation ayant réussi sa campagne éliminatoire alimente les contestations. Cette réforme, perçue comme inéquitable par de nombreux observateurs, promet de nourrir les débats jusqu’au coup d’envoi de la compétition.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus