Société
La bataille de Lyon s’engage sous les projecteurs
_**À deux mois du scrutin municipal, le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, a lancé officiellement sa campagne. Face à des sondages défavorables, il mise sur la mobilisation de sa base et l’union des forces de gauche pour inverser la tendance.**_
Le premier meeting de la campagne de Grégory Doucet s’est tenu en soirée dans une salle emblématique du quartier de la Confluence. Devant plusieurs centaines de partisans, le candidat a immédiatement cherché à capter l’énergie du rassemblement. Il a salué la convergence des familles politiques écologistes, socialistes et communistes, présentant cette alliance comme le principal levier pour contredire les prévisions électorales actuelles. L’absence de La France insoumise, qui présente une liste distincte, n’a pas été évoquée.
L’adversaire principal de Grégory Doucet, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite, n’a fait l’objet que d’allusions indirectes. Le maire sortant s’est contenté d’une critique ciblée sur le projet de doublement des voies routières souterraines, une proposition phare de son concurrent dont le coût est estimé à plusieurs milliards d’euros. En revanche, la députée socialiste Sandrine Runel, qui l’a précédé à la tribune, a adopté un ton plus offensif en qualifiant M. Aulas de représentant d’un « ancien monde ».
Les derniers sondages placent pourtant la liste de Jean-Michel Aulas en position de force dès le premier tour, avec un avantage substantiel au second. Cet état des intentions de vote ne semble pas entamer le moral des troupes présentes. Plusieurs élus et sympathisants ont exprimé leur scepticisme face à ces chiffres, rappelant la capacité de la gauche à créer la surprise, comme lors des municipales de 2020 ou des récentes élections législatives. Ils estiment que la visibilité médiatique de l’ancien dirigeant sportif influence temporairement les enquêtes d’opinion.
Sur le fond, Grégory Doucet a articulé son discours autour de deux axes principaux. Après un rappel de l’urgence climatique, il a longuement développé le thème de la sécurité, un domaine où son action municipale est régulièrement contestée par l’opposition. Il a décliné ce concept en évoquant la sécurité du logement, s’engageant à maintenir le dispositif de régulation des loyers et à instaurer une garantie municipale. Il a également abordé la sécurité des biens et des personnes, promettant un plan renforcé de lutte contre le trafic de stupéfiants, un engagement salué par le militant marseillais Amine Kessaci, présent pour lui apporter son soutien.
L’atmosphère de la soirée visait clairement à regénérer l’enthousiasme militant. Pour les partisans du maire sortant, ce rassemblement avait pour vertu de réaffirmer une dynamique collective et de raviver les convictions autour d’un projet de société axé sur la justice sociale et environnementale. Le ton était à la détermination, dans l’espoir de répéter l’exploit de 2020.
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