Culture
Ken Follett, une plume britannique désormais française
L’écrivain mondialement célèbre a officialisé sa naturalisation, qu’il présente comme l’aboutissement d’un long attachement à la culture hexagonale et une réponse aux dérives nationalistes.
L’auteur gallois Ken Follett a récemment acquis la nationalité française lors d’une cérémonie organisée à Londres, où il a également été fait officier de la Légion d’honneur. Pour le romancier de soixante-seize ans, cette démarche constitue la consécration d’un lien profond et ancien avec la France, ses traditions et sa vie intellectuelle. Il confie y voir la reconnaissance officielle d’une affection qui a toujours habité son existence.
Son admiration pour le pays s’est forgée au gré de séjours répétés, remontant à sa jeunesse. Il souligne particulièrement son attrait pour un certain art de vivre, où la gastronomie et les échanges d’idées tiennent une place centrale. L’écrivain oppose cette sociabilité, propice aux débats philosophiques, aux conversations qu’il juge plus conventionnelles dans le monde anglo-saxon.
Cette naturalisation revêt également une dimension politique assumée. Ken Follett précise qu’elle lui permet de marquer son opposition au Brexit et aux replis identitaires, sans pour autant renier ses origines britanniques. Il affirme rejeter le nationalisme, qu’il distingue clairement de son attachement au Royaume-Uni.
Auteur de nombreux succès internationaux, de *L’Arme à l’œil* à la saga *Les Piliers de la Terre*, il poursuit une carrière littéraire entamée à la fin des années 1970. Son dernier ouvrage, *Le Cercle des jours*, plonge le lecteur dans l’Angleterre préhistorique pour conter l’édification du site de Stonehenge. Un défi d’écriture qui l’a contraint à imaginer la vie quotidienne il y a plus de quatre millénaires, en l’absence de sources historiques détaillées.
Interrogé sur les périodes les plus favorables de l’histoire, il avance généralement que le présent reste un temps privilégié. Toutefois, il exprime une inquiétude face à la montée des extrémismes et à une certaine complaisance envers les régimes autoritaires, estimant que la démocratie traverse une phase de fragilité inédite depuis des décennies.
Malgré des ventes se chiffrant en centaines de millions d’exemplaires, l’écrivain se dit toujours habité par une exigence absolue. Il redoute par-dessus tout l’ennui que pourrait provoquer une page jugée trop fade chez ses lecteurs. Cette quête de perfection l’a conduit à adopter une méthode de travail méticuleuse, incluant de multiples relectures et des consultations auprès d’historiens pour garantir l’exactitude de ses récits.
Rien ne semble pourtant altérer sa passion pour l’écriture. Il affirme que cet exercice demeure une aventure trop captivante pour qu’il envisage d’y mettre un terme.
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