Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Keiko Fujimori mise sur l’ordre et l’axe américain pour la présidentielle péruvienne

Article

le

À la veille du scrutin, la candidate de droite, favorite des sondages, détaille un programme axé sur la sécurité et un rééquilibrage diplomatique en faveur de Washington.

La favorite de l’élection présidentielle au Pérou a présenté ses priorités pour le pays. Keiko Fujimori a annoncé son intention de procéder à l’expulsion des migrants en situation irrégulière et de renforcer significativement les relations avec les États-Unis. Ces propositions s’inscrivent dans une volonté affichée de s’aligner sur la vague de gouvernements conservateurs actuellement au pouvoir dans plusieurs pays d’Amérique du Sud.

La candidate du parti Fuerza Popular a placé la lutte contre l’insécurité au cœur de son discours. Elle associe directement la criminalité à l’immigration non régulée et promet un renforcement drastique des contrôles aux frontières. Son plan inclut également le déploiement de l’armée pour sécuriser les établissements pénitentiaires et une réforme en profondeur du système judiciaire. Elle évoque par ailleurs la création d’un dispositif facilitant le retour des migrants, notamment vénézuéliens, vers leur pays d’origine.

Sur le plan international, Keiko Fujimori entend opérer un virage stratégique. Elle souhaite attirer davantage d’investissements américains et européens, dans un contexte de compétition économique accrue avec la Chine, principal investisseur étranger au Pérou ces deux dernières décennies. La candidate se présente comme l’élément manquant pour compléter un bloc régional de dirigeants prioritaires à la sécurité et aux libertés économiques, citant en exemple l’Argentine, le Chili, l’Équateur et la Bolivie.

Cette quatrième candidature de l’héritière politique d’Alberto Fujimori intervient dans un pays marqué par une instabilité politique chronique, ayant connu huit présidents en dix ans. Les électeurs sont également appelés à choisir leurs représentants pour le retour d’un Parlement bicaméral, une disposition absente depuis les années 1990. Le scrutin, qui rassemble un nombre record de candidats, se tiendra dans un climat où les préoccupations sécuritaires dominent le débat public.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus