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Israël accusé d’un emploi illégal de phosphore blanc au Liban

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Une organisation internationale de défense des droits humains affirme que des munitions incendiaires ont été tirées sur des zones habitées dans le sud du pays, une pratique interdite par le droit international.

L’organisation Human Rights Watch a rendu public un rapport accablant concernant les opérations militaires israéliennes au Liban. Selon l’ONG, l’armée israélienne a procédé, au début du mois, à des tirs d’artillerie utilisant du phosphore blanc sur la localité de Yohmor, dans le sud libanais. Cette zone est décrite comme étant densément peuplée.

Les enquêteurs de l’organisation affirment avoir authentifié et géolocalisé plusieurs vidéos et photographies montrant l’explosion de ces munitions au-dessus de quartiers résidentiels. Les images documenteraient également l’intervention des services de secours pour éteindre des incendies qui auraient été provoqués par des résidus de cette substance. Des sources officielles libanaises avaient déjà signalé des bombardements similaires sur d’autres villages frontaliers.

Si le phosphore blanc peut avoir un usage tactique légitime pour créer des écrans de fumée, son emploi dans des environnements civils est strictement encadré par le droit humanitaire. En contact avec l’air, la substance s’enflamme et peut causer des brûlures profondes et irréversibles, des dommages respiratoires sévères et déclencher des feux incontrôlables. Son utilisation à proximité de populations constitue une violation des conventions internationales.

Un chercheur de l’organisation a qualifié ces pratiques d’extrêmement préoccupantes, soulignant le risque majeur qu’elles font peser sur les civils. Il a appelé à une cessation immédiate de l’emploi de telles munitions et a exhorté les pays fournisseurs d’armes à Israël à réexaminer leurs transferts militaires.

Ce n’est pas la première fois que de telles accusations sont formulées. Par le passé, des rapports similaires ont documenté l’impact de ces bombardements sur les forêts et les terres agricoles du sud du Liban, contribuant selon les observateurs à des déplacements de population. La récente escalade militaire dans la région a conduit à des évacuations massives, des centaines de milliers de personnes ayant été appelées à quitter leurs foyers. Par ailleurs, les autorités libanaises ont récemment dénoncé l’épandage présumé d’herbicides le long de la frontière, ajoutant une autre dimension environnementale aux préoccupations existantes.

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