Monde
Ismaïl Omar Guelleh entame un sixième mandat à la tête de Djibouti
Le président djiboutien, au pouvoir depuis un quart de siècle, a finalement renoncé à se retirer, invoquant les impératifs de stabilité régionale pour justifier sa nouvelle candidature.
Ismaïl Omar Guelleh restera aux commandes de l’État djiboutien. L’homme fort de ce territoire stratégique de la Corne de l’Afrique, âgé de soixante-dix-huit ans, a été reconduit pour un sixième mandat consécutif à l’issue d’un scrutin dont l’issue ne faisait guère de doute. Cette réélection marque un revirement par rapport à ses déclarations antérieures, où il laissait entendre qu’il avait atteint l’âge de la retraite politique.
Le chef de l’État, souvent désigné par ses initiales IOG, avait pourtant affirmé il y a quelques années qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat, soulignant avoir dépassé la limite d’âge alors inscrite dans la Constitution. Un amendement adopté en novembre dernier a levé cet obstacle juridique, lui permettant de se représenter. Selon ses proches, la dégradation du contexte sécuritaire dans la région, notamment les tensions en mer Rouge, a pesé dans sa décision de poursuivre sa mission pour garantir la continuité de l’État.
Arrivé à la présidence en 1999 après avoir été le directeur de cabinet du premier président du pays, Ismaïl Omar Guelleh a su assoir son autorité et son influence. Son long règne est caractérisé par un contrôle étroit des institutions et une gestion centralisée du pouvoir. Il a parallèlement conduit une politique étrangère pragmatique, capitalisant sur la position géostratégique de Djibouti pour y attirer des bases militaires étrangères et développer des infrastructures portuaires majeures.
L’absence d’un successeur clairement identifié et accepté au sein du régime est régulièrement pointée par les observateurs. Cette question de la relève apparaît comme l’un des défis majeurs des prochaines années, dans un pays où les équilibres communautaires restent sensibles. Certains analystes relèvent également l’influence croissante de l’entourage présidentiel, tandis que des interrogations persistent sur la capacité du président à mener un mandat complet, compte tenu de son état de santé.
Polyglotte et fin diplomate, Ismaïl Omar Guelleh a placé Djibouti sur la carte des enjeux internationaux. Son dernier mandat s’annonce comme celui de la pérennisation de son héritage, dans un environnement régional de plus en plus instable. La recherche d’une transition apaisée, condition essentielle pour éviter toute fragilisation interne, constituera sans doute la priorité discrète de ce nouveau quinquennat.
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