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Hérault : deux établissements fermés six mois par le préfet dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic

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Hérault : deux établissements fermés six mois par le préfet dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic

Le préfet de l’Hérault a prononcé les deux premières fermetures administratives en application de la nouvelle loi du 13 juin 2025. Deux commerces de Béziers ont été sanctionnés pour leur lien avec des affaires de stupéfiants.

La lutte contre le narcotrafic franchit une nouvelle étape dans l’Hérault. Pour la première fois, le représentant de l’État a fait usage de ses nouveaux pouvoirs issus de la loi du 13 juin 2025 pour fermer deux établissements commerciaux soupçonnés d’être liés au trafic de drogue. Ces fermetures, d’une durée inédite de six mois, marquent un tournant dans la réponse administrative face à la criminalité organisée.

C’est à Béziers que les premières décisions ont été prises. Le salon de thé situé au 19 avenue Gambetta ainsi que le bar O’TY WANN, place Émile Zola, ont reçu, le mardi 2 septembre, un arrêté préfectoral les contraignant à fermer immédiatement leurs portes jusqu’au 4 mars 2026. Les deux lieux sont visés pour des faits de détention de produits stupéfiants.

Jusqu’ici, les préfets ne pouvaient ordonner des fermetures administratives que pour une durée de trois mois, sur la base des dispositions préexistantes du Code de la santé publique. La nouvelle loi renforce considérablement cet arsenal en doublant cette durée maximale. Elle permet également de viser des établissements soupçonnés non seulement d’être liés à la vente de drogue, mais aussi au blanchiment de fonds issus du trafic.
Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large. Depuis le début de l’année 2025, ce sont 117 fermetures administratives qui ont été prononcées dans le département, un chiffre déjà supérieur au total de l’année précédente. La nouvelle loi a aussi permis de notifier 13 interdictions administratives de paraître sur des points de deal, ciblant directement les lieux identifiés comme sensibles.

Le préfet de l’Hérault entend ainsi montrer que l’État est pleinement mobilisé face au narcotrafic, en s’attaquant non seulement aux réseaux criminels mais aussi à leur écosystème logistique et financier. À travers ces deux premières fermetures, il pose un message clair : les commerces soupçonnés d’alimenter ou de faciliter les trafics ne seront plus tolérés.

Reste désormais à observer si ces mesures produiront un effet dissuasif durable dans les quartiers concernés. Car pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple fermeture de rideaux métalliques, il s’agit de reconquérir des territoires marqués par l’économie souterraine et de rétablir la confiance entre l’État et les habitants.

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