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Économie

Heathrow conserve sa couronne européenne face à la montée en puissance d’Istanbul

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Le principal aéroport britannique maintient sa première place en nombre de passagers, mais l’écart se réduit face à la plateforme turque, symbole d’un rééquilibrage géographique du trafic aérien sur le continent.

L’aéroport londonien de Heathrow a conservé son statut de plateforme aérienne la plus fréquentée d’Europe l’an dernier. Il a accueilli 84,48 millions de voyageurs, selon les données publiées par l’association sectorielle ACI Europe. Cette première place est néanmoins menacée par la croissance soutenue du nouvel aéroport d’Istanbul (IGA), qui a enregistré 84,44 millions de passagers. La différence entre les deux hubs se limite désormais à quelques dizaines de milliers de personnes.

La performance d’Heathrow, en légère progression de 0,7%, contraste avec la dynamique expansion du site stambouliote, dont le trafic a augmenté de 5,5%. Cette résistance britannique s’explique en partie par une capacité limitée en créneaux horaires, compensée par l’utilisation d’appareils de plus grande capacité. La rivalité entre les deux plates-formes illustre un changement structurel. La position géostratégique de la Turquie, à la croisée de l’Europe et de l’Asie, et son rôle de point de connexion pour certains trafics internationaux, favorisent l’essor de ses infrastructures aériennes.

Le classement européen est complété par Paris-Charles-de-Gaulle, Amsterdam-Schiphol et Madrid-Barajas. L’ensemble du réseau aéroportuaire du continent a atteint un niveau de fréquentation historique, avec 2,6 milliards de passagers, dépassant ainsi durablement les records d’avant la pandémie. Cette croissance est principalement tirée par le trafic international, qui a progressé de 5,6%, tandis que le trafic intérieur marque le pas, notamment en Allemagne et en France où il reste sensiblement inférieur aux niveaux de 2019.

L’association ACI Europe pointe du doigt des politiques fiscales qu’elle juge défavorables dans plusieurs grands pays, notamment le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, pour expliquer leur croissance plus modérée. Pour l’année en cours, les prévisions tablent sur un ralentissement de la croissance du secteur, avec une hausse attendue d’environ 3,3%, signe d’une normalisation après la phase de rebond post-Covid.

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