Faits Divers
Harvey Weinstein saura mercredi s’il termine sa vie derrière les barreaux
Le producteur déchu d’Hollywood attend la peine que lui réserve la justice de New York pour une agression sexuelle remontant à 2006. À 74 ans, en fauteuil…

Le producteur déchu d’Hollywood attend la peine que lui réserve la justice de New York pour une agression sexuelle remontant à 2006. À 74 ans, en fauteuil roulant et toujours dans le déni, il pourrait ne plus jamais retrouver la liberté.
Huit ans de procédures, de verdicts annulés et de procès relancés pour aboutir à ce mercredi. Harvey Weinstein, 74 ans, doit apprendre la peine prononcée contre lui à New York, où il a été reconnu coupable en juin 2025 d’une agression sexuelle sur une ancienne assistante de production, Miriam Haley. Le parquet de Manhattan a réclamé vingt ans de prison. Les faits, eux, sont passibles de vingt-cinq ans au maximum. De quoi laisser entrevoir une fin de vie en détention, surtout si les peines finissent par s’additionner.
Rien, dans son discours, n’a bougé. L’ancien patron de Miramax continue de nier l’ensemble des accusations et parle de rapports consentis. Il se déplace désormais en fauteuil roulant en raison de problèmes de santé.
Son parcours judiciaire ressemble à une succession de départs et de retours. Inculpé en 2018 à New York, il est condamné deux ans plus tard à vingt-trois ans de prison pour avoir imposé un cunnilingus à Miriam Haley en 2006, mais aussi pour le viol de l’actrice Jessica Mann en 2013. En 2024, une cour d’appel annule le verdict pour des motifs de procédure. Tout est à reprendre.
Le deuxième procès, en juin 2025, débouche sur une nouvelle condamnation pour les faits concernant Miriam Haley, mais sur un acquittement pour une agression similaire qu’aurait subie la mannequin polonaise Kaja Sokola la même année. Sur le dossier Jessica Mann, les jurés ne parviennent pas à s’entendre. Rebelote au troisième procès, au mois de mai. Le blocage persiste et le parquet choisit d’abandonner les poursuites, en accord avec la plaignante.
L’horizon californien reste tout aussi incertain pour lui. Dans une procédure distincte, une cour d’appel a ordonné au mois de juin que soit réexaminée la peine de seize ans qu’il purge pour le viol de la mannequin et comédienne Evgeniya Chernyshova, à Los Angeles en 2013. Sa culpabilité, en revanche, a été confirmée.
Ce que racontent les femmes qui l’accusent dépasse largement le cadre d’un seul tribunal. Quatre-vingts d’entre elles ont décrit des faits de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol, parmi lesquelles les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Ashley Judd. En octobre 2017, des enquêtes de presse ont mis au jour l’ampleur du système. La parole s’est alors libérée aux quatre coins du monde et #MeToo est devenu un phénomène planétaire.
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