Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Guerre au Moyen-Orient : la Banque de France anticipe un impact économique mesuré mais réel

Article

le

Le gouverneur de l’institution monétaire, François Villeroy de Galhau, a estimé que le conflit devrait peser sur l’activité et les prix, tout en excluant un scénario de stagflation pour l’économie française.

L’escalade des tensions au Moyen-Orient aura des conséquences économiques tangibles pour l’Europe. Le gouverneur de la Banque de France a indiqué que cette crise géopolitique se traduirait vraisemblablement par une pression accrue sur les prix et un ralentissement de l’activité. Il a toutefois tenu à écarter le terme de stagflation, souvent évoqué ces derniers jours, pour décrire la situation française.

Selon lui, l’inflation dans l’Hexagone devrait rester contenue. Le responsable a réaffirmé que, dans le contexte actuel, une nouvelle hausse des taux directeurs par la Banque centrale européenne ne lui paraissait pas justifiée à court terme. La prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de l’institution de Francfort, prévue la semaine prochaine, sera l’occasion d’évaluer la situation. La BCE maintient toutefois une vigilance absolue pour empêcher toute résurgence durable de l’inflation, a-t-il assuré.

L’ampleur finale des répercussions économiques dépendra largement de la durée et de l’évolution du conflit. La volatilité extrême observée sur les marchés pétroliers depuis une dizaine de jours complique toute prévision immédiate. La Banque de France, qui doit publier de nouvelles projections fin mars, avait tablé sur une croissance d’environ un pour cent pour l’année 2026 dans ses dernières estimations.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus