Économie
G7 sous tension : Trump et les défis d’une alliance fragilisée
Les dirigeants des sept puissances économiques se retrouvent dans un climat de divisions profondes, marqué par les récentes frappes israéliennes et les tensions commerciales.
La réunion du G7 au Canada s’ouvre dans un contexte particulièrement tendu, alors que les désaccords entre les membres du groupe s’accumulent. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a bouleversé les équilibres traditionnels, remettant en cause des principes jusqu’alors partagés, comme le libre-échange ou le soutien à l’Ukraine. Les récentes frappes israéliennes contre l’Iran, malgré les appels à la retenue de Washington, ajoutent une couche de complexité aux discussions.
Israël a justifié ses attaques préventives par la nécessité de contrer les ambitions nucléaires supposées de Téhéran, alors même que les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont au point mort. Cette escalade militaire inquiète les alliés occidentaux, qui redoutent un embrasement régional. Pour Trump, ce sommet constitue une première occasion de réaffirmer sa vision unilatéraliste des relations internationales, loin des consensus multilatéraux.
Les précédentes participations du président américain aux réunions du G7 ont souvent été tumultueuses. En 2018, il avait claqué la porte après une dispute avec le Premier ministre canadien de l’époque, Justin Trudeau. Cette année, aucun communiqué final ne sera publié, une décision inhabituelle qui reflète les dissensions persistantes. Les pays membres privilégieront des engagements ciblés, notamment sur l’intelligence artificielle et le climat, plutôt qu’une déclaration commune.
Malgré les efforts affichés pour préserver une façade d’unité, les divergences sont palpables. L’Allemagne et la France insistent sur la nécessité de montrer une position commune, tandis que le Canada a élargi les invitations à des pays émergents comme l’Inde et le Mexique, cherchant à contourner l’isolement relatif des États-Unis. La présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky rappelle que la guerre en Europe reste un sujet brûlant, même si Trump a récemment exprimé son mécontentement envers Kiev.
Les tensions commerciales planent également sur les discussions. Les droits de douane américains, qui doivent entrer en vigueur début juillet, menacent d’aggraver les relations avec l’Europe, le Canada et le Mexique. Les dirigeants européens tenteront de convaincre Washington de reporter ces mesures, tout en poussant à de nouvelles sanctions contre la Russie.
Dans ce climat de méfiance, le sommet du G7 pourrait bien préfigurer celui de l’OTAN, prévu fin juin. Une certitude : l’ombre de Donald Trump continuera de peser sur les débats, alors que son aversion pour le multilatéralisme redéfinit les règles du jeu diplomatique.
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