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Flux d’entreprises en cessation d’activité au troisième trimestre 2025

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Le nombre de défaillances d’entreprises a atteint son niveau le plus élevé depuis près de deux décennies, reflétant les difficultés persistantes du tissu économique français.

Le troisième trimestre de l’année 2025 a enregistré 14 371 procédures de défaillance d’entreprises, marquant une progression de 5,2 % par rapport à la même période en 2024. Ce chiffre constitue le plus haut niveau observé depuis 2006, selon les données publiées par le cabinet Altares. Ces situations correspondent à des entités commerciales dans l’incapacité d’honorer leurs engagements financiers, ce qui conduit généralement à l’ouverture de procédures collectives devant les tribunaux.

Une commerçante du Pas-de-Calais, actuellement en liquidation judiciaire, témoigne de la détérioration progressive de son activité. Sa boutique située en centre-ville de Béthune subit une érosion constante de sa clientèle et une baisse significative du chiffre d’affaires. Elle explique avoir pris la décision de cesser son activité après avoir constaté l’absence de perspectives de redressement. Le processus de fermeture s’accompagne de coûts administratifs et comptables estimés entre mille et mille cinq cents euros, une charge supplémentaire dans un contexte déjà difficile.

Les très petites entreprises comptant au moins cinq salariés apparaissent particulièrement vulnérables, avec une augmentation de 9 % des défaillances sur la période estivale. Les petites et moyennes entreprises employant entre dix et dix-neuf personnes connaissent une situation encore plus critique, affichant une hausse de 13 %. Depuis le début de l’année, ce sont plus de cinquante mille sept cents entreprises qui ont connu des difficultés irrémédiables, soit un accroissement de mille six cents unités par rapport à l’exercice précédent.

Cette tendance souligne les défis structurels auxquels sont confrontées les entreprises, entre baisse de la consommation, évolution des comportements d’achat et contraintes économiques générales. Le phénomène de désertification commerciale des centres-villes, évoqué par la commerçante, vient aggraver une situation déjà précaire pour de nombreux acteurs économiques locaux.

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