Monde
Duterte accusé d’avoir ordonné et ciblé des assassinats devant la CPI
La Cour pénale internationale examine cette semaine les charges retenues contre l’ancien président philippin, absent des débats. Les audiences pourraient déboucher sur un procès pour crimes contre l’humanité.
Les juges de la Cour pénale internationale ont entamé lundi l’examen des éléments à charge contre Rodrigo Duterte. Le magistrat du parquet international a affirmé que l’ancien chef de l’État, d’abord à la tête de la ville de Davao puis à la présidence du pays, avait joué un rôle déterminant dans une série d’homicides extrajudiciaires. Il lui est reproché d’avoir non seulement donné son aval à ces actes, mais aussi d’avoir désigné lui-même certaines des personnes visées.
L’intéressé, qui a dirigé les Philippines de 2016 à 2022, n’assistera pas aux audiences cette semaine, sa demande de dispense de présence ayant été acceptée. Son conseil juridique a d’ores et déjà rejeté les accusations, promettant de présenter sa défense dans le cadre de la procédure. La chambre préliminaire dispose d’un délai de soixante jours après la clôture des débats pour statuer sur la tenue d’un futur procès.
Trois chefs d’accusation distincts pèsent sur l’octogénaire. Le premier concerne son implication présumée, en tant que maire de Davao, dans dix-neuf meurtres survenus entre 2013 et 2016. Le second porte sur quatorze assassinats de prétendues cibles prioritaires durant les premières années de sa présidence. Le troisième vise quarante-trois homicides commis dans le cadre d’opérations de lutte antidrogue à l’échelle nationale entre 2016 et 2018.
Le représentant du ministère public a souligné que ces affaires ne constituaient qu’une partie infime du bilan global attribué à la campagne de répression menée sous l’ancien mandataire. Des organisations de défense des droits humains évaluent à plusieurs dizaines de milliers le nombre de victimes, majoritairement issues de milieux défavorisés, tuées par des forces de l’ordre ou des milices. Beaucoup n’avaient, selon ces sources, aucun lien avéré avec le trafic de stupéfiants.
Alors que Manille s’était retirée du statut de Rome en 2019 sur initiative de l’ancien président, la juridiction internationale estime conserver sa compétence pour les faits antérieurs à ce retrait. Une décision contestée par la défense, dont le recours est toujours en cours d’examen.
Devant le siège de la Cour à La Haye, des rassemblements opposés ont illustré les divisions profondes que suscite cette procédure. Pour les proches des disparus, ces audiences représentent un espoir de vérité et de justice après des années de silence. D’autres y voient une ingérence étrangère portant atteinte à la souveraineté nationale.
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