Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Dialogue sous tension à Abou Dhabi, la guerre en toile de fond

Article

le

Alors que les délégations ukrainienne et russe poursuivaient leurs échanges jeudi, les positions demeurent diamétralement opposées et les frappes se poursuivent sur le terrain, illustrant la profonde défiance qui entoure ces discussions.

Les pourparlers engagés sous médiation américaine se sont poursuivis ce jeudi aux Émirats arabes unis. Cette seconde journée de discussions vise à explorer des pistes pour mettre un terme à un conflit dont les conséquences humanitaires et matérielles sont considérables. Le chef de la délégation ukrainienne a confirmé la reprise des travaux, tandis que le représentant russe a évoqué, sans plus de détails, des avancées dans les échanges.

Ces déclarations contrastent avec la fermeté affichée par Moscou la veille. Le Kremlin a réitéré ses exigences, conditionnant toute cessation des hostilités à des concessions territoriales substantielles de la part de l’Ukraine, concernant notamment la région de Donetsk. De son côté, le président ukrainien a réaffirmé la détermination de son pays à défendre son intégrité territoriale, tout en reconnaissant le coût humain très élevé du conflit pour les forces armées ukrainiennes.

Parallèlement aux discussions diplomatiques, les opérations militaires se sont intensifiées. Après une courte accalmie, les frappes aériennes russes ont repris, visant des infrastructures énergétiques et des zones civiles, provoquant d’importantes privations pour la population en pleine période hivernale. Un marché dans l’est du pays a notamment été touché, causant de nombreuses victimes.

Cette pression constante sur le terrain alimente le scepticisme quant à l’issue des négociations. Dans les rues de Kiev, certains habitants expriment des doutes sur la sincérité du processus, redoutant qu’il ne s’agisse que d’une manœuvre. À Moscou, des citoyens interrogés font part de leur lassitude et de leur souhait de voir la guerre prendre fin.

La médiation américaine, incarnée par des émissaires proches de l’administration, constitue un élément central de cette tentative de dialogue. L’influence de Washington est perçue comme un facteur potentiellement décisif pour faire évoluer les positions. La complexité des enjeux et la persistance des combats laissent toutefois présager un chemin long et incertain vers une résolution du conflit.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus