Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Des œufs ukrainiens aux antibiotiques interdits inquiètent la filière française

Article

le

La profession dénonce des importations massives ne respectant pas les normes sanitaires européennes, tandis que la grande distribution est accusée de double discours.

Le Comité national pour la promotion de l’œuf alerte sur l’arrivée en France de plusieurs centaines de milliers d’œufs en provenance d’Ukraine. Ces produits présenteraient des non-conformités graves avec la réglementation européenne, notamment concernant l’utilisation d’antibiotiques prohibés et des standards d’élevage inférieurs.

Plusieurs enseignes de la grande distribution, dont Carrefour et E. Leclerc, auraient commercialisé ces œufs issus d’élevages en cage, identifiables par le code 3 sur les coquilles. Carrefour a démenti toute importation ukrainienne actuelle, tandis que E. Leclerc n’a pas fourni de réponse immédiate.

Cette situation intervient dans un contexte de tension sur les approvisionnements. La consommation d’œufs a progressé de 5% cette année, soit 350 millions d’unités supplémentaires, en raison de leur attractivité comme source protéique abordable durant la période inflationniste.

Le président du CNPO souligne l’incohérence des distributeurs qui, après avoir quitté l’interprofession début juillet, exigent des producteurs français des standards élevés tout en important des œufs ne respectant pas la réglementation européenne sur la densité d’élevage, l’ovosexage ou l’usage d’antibiotiques.

Le système d’alerte européen Rasff a déjà identifié quatre cas de non-conformité sur des œufs ukrainiens durant l’été. La profession réclame désormais un renforcement des contrôles aux frontières et une réunion d’urgence avec la grande distribution pour mettre fin à cette concurrence déloyale potentiellement dangereuse pour la santé publique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus