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David Rachline quitte la vice-présidence du Rassemblement national
L’élu varois, visé par plusieurs enquêtes judiciaires, met fin à ses fonctions au sein de la direction du parti. Il entend ainsi préserver le mouvement des retombées des accusations qui pèsent sur lui.
David Rachline a annoncé, ce mardi, son départ de la vice-présidence du Rassemblement national. Le maire de Fréjus, figure historique du parti, justifie cette décision par la volonté d’éviter que les procédures en cours à son encontre ne soient utilisées pour nuire à l’image et à la dynamique du mouvement. Cette démission intervient après que Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire, a indiqué ne plus souhaiter le voir occuper cette fonction, une situation qu’elle qualifiait d’« en voie de règlement ».
L’élu, qui conserve son adhésion au RN, affirme rester fidèle aux idées qu’il défend depuis son adolescence. Il avait déjà pris ses distances avec l’appareil partisan ces derniers mois, renonçant notamment à solliciter l’investiture du RN pour un troisième mandat municipal en 2026, au nom d’un rassemblement « au-delà des étiquettes ». Parcours politique précoce, David Rachline fut conseiller municipal à vingt ans, puis maire et sénateur à vingt-six. Il a dirigé le Front national de la jeunesse et la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017, avant d’accéder à la vice-présidence du parti en 2022.
Les relations avec la direction se sont toutefois dégradées à la suite de la publication, fin 2023, d’un ouvrage d’investigation mettant en cause des pratiques dans l’attribution de marchés publics à Fréjus. L’élu, qui dénonce des « inventions pures », a engagé des poursuites contre l’auteure. Parallèlement, une enquête pour corruption a été ouverte, donnant lieu à des perquisitions en mars dernier au sein de la mairie et chez plusieurs entrepreneurs.
David Rachline comparaîtra par ailleurs le 27 janvier devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour une affaire de prise illégale d’intérêts. Le parquet a requis à son encontre une amende de 10 000 euros, ainsi qu’une peine d’inéligibilité avec sursis.
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