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Cinquième consultation pour les salariés de Boeing en conflit

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Les négociations sociales entrent dans une phase décisive alors que le constructeur aéronautique soumet une proposition améliorée à ses employés en grève depuis plus de trois mois.

Plus de trois mille salariés des usines militaires de Boeing situées dans le Missouri et l’Illinois se prononcent ce jeudi sur un nouvel accord professionnel. Ce cinquième scrutin intervient après quatre refus successifs des propositions de la direction depuis la fin du mois de juillet. Le mouvement social, initié le 4 août dernier, atteint désormais sa centième journée.

La dernière consultation, organisée fin octobre, avait enregistré un rejet serré de l’offre avec 51 % des voix contre 49 %. Les représentants syndicaux du District 837 recommandent cette fois l’adoption du texte, soulignant que la reprise du travail pourrait intervenir dès dimanche en cas d’approbation. Le groupe aérien a revu sa proposition en intégrant les retours des salariés, privilégiant des avantages financiers immédiats plutôt qu’une participation au capital.

Le nouveau dispositif inclut une prime de signature portée à 6 000 dollars, doublant le montant initial, mais supprime la distribution d’actions initialement envisagée. Les garanties d’emploi constituent un autre volet majeur, avec l’assurance pour chaque gréviste de retrouver son poste sans mutation forcée. Par ailleurs, le plafond des heures de congés accumulées devient convertible en indemnités, évitant leur perte en fin d’exercice.

Sur le plan salarial, l’accord prévoit une progression du revenu annuel moyen de 75 000 à 109 000 dollars sur la durée du contrat quinquennal, maintenue par rapport aux versions antérieures. Les sites concernés produisent des équipements stratégiques comme les avions de combat F-15 et F-18, ainsi que des drones MQ-25. La direction de la division Défense, Espace et Sécurité a exprimé son souhait de voir les équipes reprendre le travail avant les fêtes de fin d’année, évoquant la nécessité de stabilité pour les familles.

Ce conflit prolongé a contraint de nombreux salariés à rechercher des emplois temporaires, les allocations de grève demeurant limitées. Le constructeur avait activé en septembre un plan de gestion de crise incluant le recrutement de personnel permanent, suscitant des incertitudes quant au retour des grévistes sur leurs postes. Cette situation rappelle un précédent mouvement social survenu en 2024 dans les usines de Seattle, où un accord avait finalement été conclu après plusieurs semaines de blocage.

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