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Catherine Trautmann retrouve l’hôtel de ville de Strasbourg après un quart de siècle

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L’ancienne ministre socialiste a été officiellement investie ce samedi, promettant un mandat tourné vers la concorde, dans une ville marquée par un scrutin à trois forces.

Catherine Trautmann a retrouvé l’écharpe tricolore de maire de Strasbourg, vingt-cinq ans après avoir quitté cette fonction. Son élection par le nouveau conseil municipal intervient à l’issue d’un scrutin municipal qui a scindé l’électorat en trois parts presque égales. La socialiste, âgée de soixante-quinze ans, a immédiatement appelé à dépasser les clivages et à privilégier l’action concrète. Elle a affirmé vouloir inscrire son mandat sous le signe du rassemblement, en se distanciant des postures qu’elle a parfois dénoncées durant la campagne.

L’ancienne ministre de la Culture, qui siégeait sans interruption au conseil municipal depuis 1983, a succédé à l’écologiste Jeanne Barseghian. Cette dernière, battue, a assuré qu’elle mènerait une opposition à la fois ferme et constructive. Elle a toutefois souligné qu’elle continuerait à porter des projets tournés vers l’avenir, en opposition à ce qu’elle a qualifié de tentation du repli. Le second tour avait été marqué par une alliance de la gauche entre la liste écologiste sortante et La France insoumise, face à la coalition rassemblée autour de Catherine Trautmann.

Le résultat final a révélé une fragmentation politique inédite dans la capitale alsacienne. La nouvelle majorité, issue d’une union de la gauche et du centre, a recueilli environ trente-sept pour cent des suffrages. La liste d’union de la gauche écologiste et insoumise a obtenu un peu moins de trente-deux pour cent, tandis que la candidate Les Républicains frôlait ce même score. Un élu de La France insoumise a pointé les divisions de la ville et a interpellé la nouvelle maire sur plusieurs sujets de politique internationale, lors de la séance d’installation.

L’entrée en fonction de Catherine Trautmann ouvre une nouvelle séquence politique à Strasbourg. Elle hérite d’une ville où les équilibres sont fragiles et où les attentes sont fortes après une campagne animée par des divergences marquées sur la conduite des affaires locales.

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