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Balaruc-les-Bains

Balaruc-les-Bains : La majorité socialiste diffuse des fake news dans les boîtes aux lettres des Balarucois

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Balaruc les Bains La majorité joue au corbeau signe d’un système en fin de règne

Face à une contestation grandissante, la majorité sortante de Christophe Rioust a choisi une méthode bien connue des fins de règne. Un tract distribué dans la commune, censé « rétablir la vérité », mais qui ressemble surtout à une tentative désespérée de réécrire l’histoire et de masquer des contradictions devenues impossibles à cacher.

Quand un pouvoir se sent vaciller, il se produit toujours le même phénomène. Le débat disparaît. Les projets se raréfient. Et l’on voit apparaître ce que la politique produit de plus ancien et de plus médiocre, un tract inondé de fake news.

La majorité sortante emmenée par Christophe Rioust vient de franchir cette étape. Un document distribué aux habitants sous le titre solennel de « Rétablissons la vérité ». Une promesse d’enfumage qui aurait nécessité un minimum de cohérence.

Car à la lecture attentive du document, ce qui saute aux yeux n’est pas tant la vérité que l’épuisement d’un système politique arrivé au bout de son cycle.

Le tract mensonger multiplie les attaques contre l’ancien maire Didier Sauvaire et contre Thierry Cours, dans un mélange de raccourcis historiques, de procès d’intention et de chiffres assénés sans véritable démonstration. La méthode est simple. Répéter des affirmations en espérant qu’elles finiront par tenir lieu de réalité. Lamentable.

Document 1 Document 2

Prenons l’exemple des thermes et de la période Covid. Le document laisse entendre que la situation financière serait imputable à la gestion de Thierry Cours. Une thèse originale qui suppose qu’un directeur aurait eu le pouvoir de déclencher une pandémie mondiale afin de nuire à la station thermale. L’hypothèse est audacieuse, elle aurait sans doute intéressé l’Organisation mondiale de la santé.

Mais le moment le plus savoureux du document reste sans doute l’épisode Sublio. Pendant des mois, la majorité municipale a assuré que les révélations de notre rédaction sur cette affaire étaient infondées, que les pertes n’existaient pas et que tout relevait de la pure invention journalistique. Que les thermes étaient bien gérés et bénéficiaires. Et voilà que dans ce tract censé « rétablir la vérité », la même majorité socialiste reconnaît désormais une perte de 750 000 euros.

Autrement dit, en voulant démontrer que tout allait bien, elle confirme pour la première fois publiquement l’existence d’un coût considérable. Une manière assez singulière de rétablir la vérité. Disons-le autrement. Quand un démenti finit par confirmer les faits qu’il voulait nier, on ne parle plus de communication, on parle d’aveu involontaire et surtout d’un naufrage.

Même mécanique du côté de la cosmétique thermale. Des chiffres sont avancés avec assurance, des pourcentages sont cités, mais aucun document n’est publié pour les vérifier. Aucun bilan. Aucun compte détaillé. Jamais rien. Rien qui permette au citoyen de contrôler les affirmations brandies dans le tract de la dernière chance.

La solution serait pourtant simple. Publier les comptes ! Les rendre accessibles à tous dès ce soir. Une transparence immédiate suffirait à mettre fin au débat. Curieusement, cette transparence tant revendiquée dans les discours semble beaucoup moins urgente lorsqu’il s’agit de produire des documents.

Le passage sur les logements sociaux mérite également une mention particulière. Le tract affirme que ces logements sont attribués aux Balarucois. L’affirmation est séduisante sur le papier mais elle est aussi juridiquement fausse. Les logements sociaux ne sont pas distribués à la discrétion d’une majorité municipale pour les Balarucois. Ils sont attribués dans des commissions encadrées par des critères précis et contrôlés par l’État. Dès lors, deux possibilités existent, soit le tract ment volontairement sur ce point. Soit il suggère une influence municipale sur des procédures d’attribution, ce qui est pénalement condamnable par la loi. Dans les deux cas, la démonstration devient embarrassante pour ses auteurs.

Le document attaque également la gestion municipale de Didier Sauvaire entre 2001 et 2008, évoquant un patrimoine thermal prétendument en piteux état. L’ancien maire a répondu sur ses réseaux sociaux point par point, documents et dates à l’appui, rappelant la réalité de la situation à l’époque. Réseaux vétustes, contaminations sanitaires, fermetures administratives et mise en demeure préfectorale.

Autrement dit, une période où l’urgence n’était pas de construire, mais d’éviter la fermeture pure et simple des thermes. Une nuance qui disparaît opportunément dans la version distribuée aujourd’hui dans le but de salir gratuitement les adversaires. Écœurant.

Mais au fond, ce tract en dit plus sur l’état de la majorité actuelle que sur ses adversaires. Après des années de pouvoir, le système Canovas, dont Christophe Rioust se présente comme l’héritier, donne le sentiment de fonctionner sur ses dernières réserves. Les grandes annonces ont laissé place à la justification permanente. Les projets structurants ont disparu derrière la défense d’un bilan devenu fragile.

La politique a parfois ce moment particulier où l’on comprend que la bataille est déjà perdue dans les esprits. Les discours deviennent plus nerveux, les documents plus agressifs, les accusations plus nombreuses. C’est souvent le signe que l’essentiel n’est plus là. Car lorsqu’une majorité en vient à distribuer des tracts mensongers pour tenter de réécrire vingt ans d’histoire municipale, ce n’est plus une démonstration de force. C’est le symptôme d’un système qui se sent vaciller.

Et dans ces moments-là, la communication ressemble moins à un projet qu’à un réflexe de survie. Un dernier mouvement. Une dernière tentative. Comme si, au fond, chacun savait déjà que le temps du pouvoir touche à sa fin dans deux semaines précisément.

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