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Balaruc-les-Bains : Gérard Canovas jette l’éponge, mais garde les fils de la marionnette

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Balaruc-les-Bains Gérard Canovas jette l’éponge, mais garde les fils de la marionnette

Après dix-huit ans d’un règne sans partage, Gérard Canovas quitte le trône municipal à reculons. Pas par grandeur d’âme, par contrainte. Une abdication forcée, dans un royaume en déclin.

Il ne manquait plus que les tambours et le roulement de fanfare. Gérard Canovas, maire de Balaruc-les-Bains depuis presque un quart de siècle, a annoncé dans les colonnes du Midi Libre qu’il ne briguerait pas un quatrième mandat. Un départ présenté comme un choix personnel, mûri, noble presque. En réalité, c’est tout l’inverse. Gérard Canovas ne part pas, il est poussé. Acculé. Débordé par les affaires, fragilisé par les révélations, abandonné même par une partie de sa cour.

Ce n’est pas un départ digne, c’est une fuite organisée. L’affaire SUBLIO, dévoilée par notre rédaction en avril dernier, a laissé des traces profondes. Pas un mot clair du maire déchu. Pas une ligne de défense cohérente. Pas même un semblant d’explication honnête. Pire encore, il a transformé le dernier conseil municipal en mascarade de démocratie, distribuant les rôles à l’avance, orchestrant les questions pour éviter les réponses. La transparence attendra.

Et que dire de Brigitte Lanet, ex-adjointe contrainte à la démission en mai dernier suite à nos révélations. Le fils détenait des parts dans la société SUBLIO, mais l’ex-adjointe a voté l’achat du dispositif en conseil municipal. Là encore, silence radio. Le roi déchu se tait. Il espère que l’oubli fera son œuvre. Mauvais calcul.

Le terrain électoral, lui, est devenu impraticable. Le maire le sait. Il lit les vents, les sondages, les conversations de marché. Le temps de la grandeur est terminé. Alors, il tente de réécrire l’histoire, comme tous ceux qui s’accrochent au pouvoir jusqu’à l’usure. Il évoque son âge, l’intérêt général, une transmission apaisée. Mais ceux qui le connaissent n’y croient pas une seconde. Gérard Canovas ne renonce jamais volontairement. Il est contraint.

C’est un vieux monarque qui abdique sans panache. Trois mandats, zéro courage pour affronter les urnes. Il aurait pu se présenter une dernière fois, laisser les électeurs juger son bilan catastrophique. Mais non, il a préféré fuir. Il sort par la petite porte, dans le fracas des procédures en cours. Des dossiers qu’il devra, tôt ou tard, affronter devant les juridictions.

Et comme toute monarchie usée, il n’abandonne pas sans désigner son dauphin. Christophe Rioust, outil de cette majorité socialiste, a annoncé dimanche soir sur ses réseaux sociaux sa candidature via un communiqué aux couleurs du Rassemblement National, pour duper les électeurs. Un communiqué fade, des mots creux, un style sans relief. Le candidat idéal pour perpétuer l’ombre du roi. Docile, poli, inodore, incolore. En interne, on le décrit comme lisse, loyal et parfaitement malléable. Le genre de profil qui ne dérange pas le maître, même lorsqu’il n’est plus sur le trône.

Mais le peuple balarucois n’est pas dupe. Dans la ville, le bruit court depuis longtemps que le système Canovas touche à sa fin. Un système fait d’arrangements, de silences, de décisions opaques et de réseaux privés bien entretenus. Une époque où tout semblait tourner autour de quelques intérêts bien gardés. Les habitants veulent tourner la page.

Et en mars 2026, ils auront le choix. Didier Sauvaire s’est déclaré et porte une candidature de l’union des droites, dans la même veine d’un Robert Ménard à Béziers, avec l’ambition de faire sauter le verrou d’un pouvoir à bout de souffle. Face à lui, Thierry Cours incarne une alternative de gauche qui souhaite dépasser les clivages, avec un engagement de signer la charte Anticor pour garantir une transparence totale dans la gestion des affaires publiques.

Les deux challengers veulent rompre avec dix-huit ans d’un règne sans partage. Ils veulent remettre de l’ordre, du contrôle, de la décence. Et surtout, redonner aux citoyens ce qui leur a été confisqué, la vérité, l’écoute et une vraie démocratie.

Le départ de Gérard Canovas n’est pas une transition, c’est un séisme. Une secousse politique dans une commune trop longtemps dirigée comme une entreprise familiale. Le roi est nu. Et désormais, chacun le voit. L’élection municipale de 2026 ne sera pas un simple scrutin. Ce sera un procès. Celui d’un système qui pensait pouvoir durer éternellement, sans jamais rendre de comptes.

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15 Commentaires

1 Commentaire

  1. Michelle Balaruc

    11 septembre 2025 at 11 h 28 min

    Toujours aussi bien ecrit bravooo maxime. C’est ça du journalisme dire les choses telles qu’elles sont réellement.

  2. ROMAN

    11 septembre 2025 at 12 h 11 min

    Pas plus tard que hier, il a refusé le report d’un projet très important : celui de l’aménagement des Nieux et refusé tout argument…
    En février 2020, juste avant les élections municipales il avait pourtant signé de sa main un document : REFUSANT cet aménagement.
    Bien sûr il n’a pas tenu sa promesse une fois élu. Pire : il a modifié le PLU
    Référence du document en question : DOSSIER N° PA 034 023 20 V0002

    Il a également annoncé, suite au mécontentement des « riverains » au tractage de flyers, à la pétition, aux avis tous défavorables sur le régistre des contributions… qu’il ne se construirait pas de R+3 dans les quartiers pavillonnaires. Or les Nieux non seulement sont à la Rêche, mais c’est un quartier pavillonnaire.

    Et « cerise sur le gâteau » : cette zone inondable n’est même pas vendue…

  3. VHS

    11 septembre 2025 at 12 h 30 min

    Merci de faire votre travail et de rendre compte de la réalité de ce sinistre personnage. Ils sont devenus millionnaires à cause des moutons qui votent pour ces socialistes. Regardez la belle fille de canovas à la cosmétique des thermes 7000€/mois pour ne sortir aucun produit et je vous parle même pas des factures des sociétés amis et rétro commissions qu’elle prend. Week-end à monaco en bracelet cartier. Des clodos devenues riches à cause de ce qui ne comprennent rien à ce qu’il se passe. Balarucois réveillez-vous 😡😡😡😡😡😡😡

    • Charly

      11 septembre 2025 at 14 h 12 min

      Tout le sud est gangrené on dirait ,la richesse est plus belle au soleil …

      • Vhs

        11 septembre 2025 at 15 h 21 min

        Vous avez raison

  4. Jhon

    11 septembre 2025 at 18 h 03 min

    Bravo pour l article canevas part 24 ans de profit magouilleurs menteur bien qui va en justice direct avec son panier de crabe qu ils l accompagnent son bras droit ce présente une blague il a voté aussi dans les mêmes combiné il faut tous les dégagés
    Merci au journaliste très beau travail

  5. NN

    11 septembre 2025 at 20 h 48 min

    Peut-être que le singulier devrait chercher du côté du stade balarucois …. ou quelques euros ont disparu sans qu’aucune plainte au pénal ne soit posée.. Se tromper de chéquier, ça arrive non ?

  6. alain

    11 septembre 2025 at 20 h 57 min

    bonne chance a tous

  7. Mamarie

    12 septembre 2025 at 11 h 21 min

    Merci le singulier heureusement que vous êtes là

  8. FP

    12 septembre 2025 at 20 h 00 min

    Très bon travail de journaliste. Merci beaucoup pour vos articles 👍

  9. COURS Thierry

    12 septembre 2025 at 21 h 47 min

    Merci au Singulier pour ce bel article qui restitue fidèlement l’ambiance qui règne actuellement à Balaruc les Bains. Ambiance de fin de règne effectivement. Tout ce qui est écrit est tellement vrai. Les balarucoises et les balarucois espèrent un vrai changement de gouvernance. Mieux, ils attendent une alternance, du renouveau, du sang neuf, une vraie dynamique.
    Pour répondre à ces attentes, quoi de mieux que la liste conduite par Thierry Cours qui incarne cette alternance. Liste composée de femmes et d’hommes dont le seul objectif est de répondre aux préoccupations quotidiennes des balarucoises et des balarucois, au-dessus des partis, débarrassée des vieux clivages politiciens.
    Une liste indépendante, sans étiquette, transpartisane, qui entend œuvrer uniquement pour l’intérêt de Balaruc avec probité, transparence, rigueur et sérieux.

  10. Laurent

    12 septembre 2025 at 22 h 27 min

    Encore une fois merci au singulier. Ça fait plaisir de vous voir de retour. On compte sur vous, vous êtes les seuls à nous sortir de cette merde

  11. Monique

    13 septembre 2025 at 13 h 52 min

    L affaire Sublio,détournement d argent dans la caisse du stade balarucois et on veut nous faire croire que ce n’est pas l argent du contribuable, qu elle mauvaise gestion.Pour finir la modification du PLU pour avantager une élu, juste avant les élections, la liste est encore longue ????
    Il est grand temps de changer.

  12. Momone.

    15 septembre 2025 at 19 h 20 min

    Ce que je trouve le plus bizarre c est que les(gens) se couchent devant lui et acquiescent depuis 24 ans, a croire que cet homme fait peur et que sa clique n’est la que pour dire Amen.Y a-t-il tant d’intérêts en jeu. Courage pour la suite,car ça ne fait que commencer.

  13. plodutouat

    24 septembre 2025 at 15 h 46 min

    il ne fait pas peur mais beaucoup de gens mangent dans la gamelle et ces même personne vont lui savonner la planche des qu’il sera dehors.Il lui est conseillé de partir loin de Ballaruc pour ne pas avoir trop de compte a rendre

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