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Au Kenya, une ONG redonne espoir aux tortues marines menacées

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Sur la côte kényane, une poignée de passionnés se bat depuis près de 30 ans pour sauver ces reptiles emblématiques des dangers causés par l’homme.

Sur les plages de Watamu, au Kenya, chaque tortue secourue raconte une histoire de résilience. L’organisation Local Ocean Conservation (LOC) œuvre sans relâche depuis 1997 pour protéger ces créatures marines vulnérables, victimes de la pêche intensive, de la pollution et du braconnage. Avec plus de 24 000 individus sauvés en près de trois décennies, cette petite structure est devenue un rempart essentiel pour la survie de l’espèce.

L’engagement des équipes sur le terrain porte ses fruits. Les pêcheurs locaux, autrefois indifférents ou même prédateurs, sont désormais des alliés. Grâce à un système de compensation, ils signalent les tortues prises dans leurs filets pour qu’elles soient soignées plutôt que vendues ou consommées. Une fois récupérées, les tortues sont examinées, soignées, et souvent relâchées après des semaines de convalescence. Certaines, comme Safari, une femelle amputée d’une nageoire après un accident, symbolisent cette lutte acharnée pour leur survie.

Les défis restent immenses. La pollution plastique asphyxie les océans, provoquant des occlusions intestinales chez les tortues, tandis que la montée des eaux menace leurs sites de ponte. LOC déplace méthodiquement les œufs vers des zones plus sûres et veille à ce que les nouveau-nés rejoignent la mer sans encombre. Malgré ces efforts, seule une tortue sur mille atteint l’âge adulte, face aux prédateurs naturels et aux activités humaines.

Pourtant, l’espoir persiste. Les populations de tortues augmentent progressivement dans la région, preuve que la mobilisation paie. Pour les membres de LOC, chaque libération en mer est une victoire, un pas de plus vers la préservation d’une espèce aussi fragile que déterminée. Leur combat, aussi modeste soit-il, rappelle une vérité essentielle : protéger la biodiversité marine est l’affaire de tous.

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