Monde
Anutin Charnvirakul, l’artisan de sa propre longévité au pouvoir
L’homme fort de la politique thaïlandaise, héritier d’une fortune industrielle et stratège aguerri des coalitions, se présente comme le garant d’une stabilité à préserver. Son parcours sinueux et son pragmatisme semblent le placer en position de force à la veille du scrutin.
Riche héritier et figure politique aux multiples visages, Anutin Charnvirakul apparaît déterminé à conserver les rênes du gouvernement. Les observateurs estiment que le chef du Bhumjaithai, parti de centre-droit, devrait sortir renforcé des élections anticipées qu’il a lui-même initiées. Son ascension au poste de Premier ministre, à l’automne 2025, s’est appuyée sur une alliance avec le Parti du peuple, formation réformiste donnée favorite par les sondages. Aucune majorité absolue n’étant en vue, les analystes anticipent une nouvelle phase de négociations qui le verrait, une fois encore, piloter une coalition. Le Pheu Thai, mouvement populiste historiquement dominant mais affaibli par les démêlés judiciaires du clan Shinawatra, est pressenti pour en devenir le principal partenaire.
L’homme de 59 ans cultive une image d’homme proche du peuple, loin de son statut de fils d’un empire du BTP, la Sino-Thai Engineering, à l’origine de grands chantiers publics. Sur les réseaux sociaux, il se met en scène dans des moments de détente, cuisinant ou jouant d’un instrument. Cette stratégie de communication contraste avec un parcours ministériel dense, ayant occupé les portefeuilles de la Santé puis de l’Intérieur, et exercé les fonctions de vice-Premier ministre au sein de plusieurs gouvernements. Sa notoriété s’est notamment construite sur son rôle dans la dépénalisation du cannabis, une mesure qu’il a portée en tant que ministre de la Santé.
Sa carrière est intimement liée aux soubresauts de la vie politique thaïlandaise. Proche dans un premier temps du clan Shinawatra, il a dû faire face à une interdiction d’activité politique après la dissolution du parti de Thaksin en 2007. Son retour en 2012 à la tête du Bhumjaithai, succédant à son père, a marqué le début d’une ascension méthodique au gré des alliances. L’année 2025 a été décisive. Le retrait de son parti de la coalition au pouvoir, suite à une crise diplomatique impliquant l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen, a redéfini le paysage. Les tensions frontalières récurrentes avec le Cambodge, ayant provoqué des déplacements de population, ont ravivé des sentiments nationalistes dont le Bhumjaithai semble tirer profit, en se présentant comme le défenseur intransigeant de la souveraineté nationale et des prérogatives de l’armée.
Sur le terrain, Anutin Charnvirakul martèle un message d’apaisement mêlé de fermeté, affirmant la nécessité de défendre l’intégrité territoriale tout en prônant la paix. Cette posture, associée à un réseau d’influence solide et à un sens aigu des réalités parlementaires, forge sa réputation de pilote incontournable pour la Thaïlande des prochaines années.
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