Europe
Albanie : l’ombre toxique d’Elbasan, vestige empoisonné du communisme
Des montagnes de déchets industriels hérités de l’ère Hoxha contaminent sols, eaux et populations, dans l’indifférence des autorités.
Au cœur de l’Albanie, l’ancien complexe sidérurgique d’Elbasan incarne le lourd tribut environnemental payé par le pays après des décennies de dictature. Ce site autrefois glorifié par le régime communiste s’est transformé en bombe écologique à retardement, où s’entassent près de deux millions de tonnes de résidus toxiques.
Les vestiges rouillés des ateliers côtoient des collines de scories métalliques à ciel ouvert, chargées en plomb, chrome et nickel. Des taux de pollution dépassant jusqu’à trois fois les seuils européens, selon les analyses. Pourtant, malgré les panneaux d’interdiction, des récupérateurs de métaux arpentent quotidiennement cette zone mortifère, exposés aux poussières cancérigènes.
La situation devient critique à mesure que les précipitations lessivent ces déchets vers la rivière Shkumbin, contaminant les terres agricoles en aval. Les habitants d’Elbasan, ville voisine de 115 000 âmes, subissent en silence cette pollution multiforme. Les cas de maladies respiratoires et de cancers augmenteraient selon les associations locales, tandis que le bétail présente des malformations génétiques inquiétantes.
Les quelques usines encore en activité aggravent le désastre. Certaines contournent les réglementations en éteignant leurs filtres antipollution lors des inspections. Une opacité facilitée par l’absence de monitoring indépendant de la qualité de l’air.
Face à cette urgence sanitaire, les initiatives publiques brillent par leur absence. Le gouvernement albanais, pourtant alerté par des rapports officiels, n’a engagé aucun plan de dépollution. Pis encore : des tentatives d’exportation illégale de déchets vers l’Asie ont été déjouées en 2024, révélant l’ampleur des trafics.
Ce scandale environnemental illustre le dilemme des anciens pays communistes, confrontés à l’héritage empoisonné d’une industrialisation à marche forcée. À Elbasan, comme ailleurs dans les Balkans, l’inaction politique transforme les vestiges du passé en menace durable pour les générations futures.
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