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Ajaccio hisse son téléphérique face à la congestion automobile

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La cité impériale inaugure une liaison aérienne destinée à fluidifier les déplacements urbains, suscitant espoirs et réserves dans une agglomération marquée par la prédominance de la voiture.

Ajaccio a officiellement mis en service son téléphérique urbain, une infrastructure visant à répondre aux défis de mobilité dans la capitale corse. Baptisé « Angelo », cet équipement aérien relie le quartier maritime de Saint-Joseph au pôle économique de Mezzavia, en surplombant une colline boisée où se situe notamment l’hôpital. Le trajet, d’une durée de douze minutes, dessert quatre stations intermédiaires dont une desservant un parc en cours d’aménagement et une autre à proximité d’équipements publics majeurs.

Ce projet, dont le coût s’élève à trente-huit millions d’euros, bénéficie d’un financement public à hauteur de soixante-dix pour cent. Il s’inscrit dans une politique volontariste visant à réduire la part modale de l’automobile, particulièrement prégnante pour les trajets de courte distance. Les trente-quatre cabines, pouvant accueillir chacune douze passagers et deux vélos, sont conçues pour transporter jusqu’à mille cinq cents personnes par heure et par sens.

La communauté d’agglomération justifie cet investissement par la nécessité de désenclaver un secteur saturé, où se sont concentrés ces dernières années des équipements structurants sans planification adéquate des flux. Les autorités locales mettent en avant les bénéfices attendus en matière de santé publique et de transition écologique, dans un territoire où les transports représentent une source majeure de pollution.

L’initiative n’en demeure pas moins sujette à controverse. Les formations politiques d’opposition dénoncent un projet disproportionné et peu adapté aux réalités locales, évoquant des impacts environnementaux et un tracé problématique pour certains usagers. Des habitants expriment également des doutes quant à la pertinence du dispositif, pointant notamment des difficultés d’accès pour les personnes à mobilité réduite.

Pourtant, des exemples similaires à Brest ou Toulouse démontrent une adoption croissante par les usagers. Un abonnement multimodal à trente euros mensuels a été instauré pour favoriser l’intermodalité. Les gestionnaires tablent sur une fréquentation suffisante pour assurer l’équilibre financier de l’installation, qui s’inscrit dans un paysage français comptant désormais plusieurs téléphériques urbains, bientôt rejoints par un nouveau projet en région parisienne.

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