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Économie

Accor confronté à de graves accusations de la part d’un fonds spéculatif

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_**Le géant hôtelier français a vu son action chuter en Bourse après la publication d’un rapport l’accusant de complicité dans des affaires de traite d’êtres humains. Le groupe dément catégoriquement et annonce une enquête interne.**_

Le groupe Accor a été ébranlé jeudi par la diffusion d’un rapport accablant émanant du fonds spéculatif Grizzly. Ce document accuse la chaîne hôtelière d’être impliquée dans des pratiques illégales sur plusieurs continents, provoquant une chute significative de son titre à la Bourse de Paris. En réaction, la direction a publié un communiqué pour rejeter fermement ces allégations, tout en annonçant le lancement d’une investigation approfondie confiée à un cabinet externe.

Selon le fonds, dix-huit établissements russes du groupe auraient facilité l’adoption d’enfants ukrainiens orphelins. Le rapport affirme également que des hôtels Accor dans plus de vingt pays auraient accepté des réservations faisant explicitement référence à l’exploitation sexuelle de mineurs. Grizzly, qui pratique la vente à découvert, s’appuie sur les conclusions de ses propres enquêteurs et indique que les gestionnaires locaux auraient assuré que ces informations n’étaient pas remontées au siège français.

Le document établit par ailleurs un lien présumé entre le président-directeur général d’Accor, Sébastien Bazin, et le financier américain Jeffrey Epstein, condamné pour des crimes sexuels. Cette connexion s’appuierait sur un courriel électronique issu des archives judiciaires américaines, dans lequel un intermédiaire évoque une connaissance commune. Aucun échange direct entre les deux hommes n’a cependant été identifié dans les documents publics.

Le fonds spéculatif ressuscite également l’affaire concernant l’ancien directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. Un courriel datant de 2012, attribué à un journaliste, laisse entendre qu’Accor aurait été incité à participer financièrement à un règlement amiable pour éviter que ne soit révélée l’implication d’employés du Sofitel de New York dans un réseau de prostitution. L’affaire s’était soldée par un accord confidentiel.

Face à ces accusations multiformes, le groupe hôtelier maintient sa position de déni total. Il affirme qu’aucun des éléments avancés n’établit de lien entre ses activités et les agissements criminels évoqués. Accor se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires si l’enquête en cours venait à confirmer la moindre implication. Les conclusions de cette investigation interne seront rendues publiques.

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