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Attal et Philippe s’opposent frontalement sur les retraites

Gabriel Attal rejette la réforme d’Édouard Philippe et la juge dépassée face à un système qu’il estime à bout de souffle. Leurs deux visions dessinent des…

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Attal et Philippe s'opposent frontalement sur les retraites

Gabriel Attal rejette la réforme d’Édouard Philippe et la juge dépassée face à un système qu’il estime à bout de souffle. Leurs deux visions dessinent des chemins opposés pour l’avenir des retraites.

La proposition d’Édouard Philippe ne passe pas. Aux yeux de Gabriel Attal, le chantier défendu par son ancien Premier ministre reprend mot pour mot le programme porté par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2022. Le candidat Renaissance à la prochaine élection présidentielle l’a dit sans détour. Repousser progressivement l’âge légal à 65 ans et exiger 45 annuités de cotisation, c’est selon lui une copie d’un discours déjà entendu, une réponse qu’il juge aujourd’hui insuffisante.

Édouard Philippe, lui, assume la continuité. Il a annoncé vouloir d’abord reprendre la réforme de 2023, celle qui fixait le départ à 64 ans au lieu des 62 ans et neuf mois actuels, et la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5. Puis, en moins de dix ans, basculer vers 65 ans pour l’âge de départ et 45 annuités. Une montée en puissance graduelle, pensée comme un prolongement.

Pour Gabriel Attal, la méthode ne tient plus. Bouger les curseurs, déplacer les paramètres, tout cela relève selon lui de soins palliatifs. Le système, affirme-t-il, ne survit plus objectivement. Sa solution passe par autre chose. Il propose de changer radicalement de modèle et de ne plus faire de l’âge légal le levier principal. À la place, il met la durée de cotisation au cœur du dispositif, avec une vraie décote pour les départs précoces et une vraie surcote pour ceux qui travaillent plus longtemps. C’est, dit-il, la différence de fond qui le sépare d’Édouard Philippe.

À gauche aussi, la réforme fait grincer des dents. Raphaël Glucksmann l’a qualifiée de profondément inacceptable. Le favori de la primaire social-démocrate n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa proposition, mais il pose déjà une base. Il veut revenir à l’âge de 62 ans, assorti d’un système de décote pensé pour la justice. Sa priorité, dit-il, est de repartir de la question de la pénibilité et des inégalités. Pour lui, l’enjeu d’une réforme des retraites se résume à un mot, la justice, en tenant compte de ce que le travail et la retraite ne pèsent pas de la même façon sur tout le monde.

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